Arancha Gonzales Laya aurait été espionnée en pleine crise avec le Maroc

- 16h40 - Espagne - Ecrit par : P. A

En plus des téléphones portables du président du gouvernement, Pedro Sanchez, et de la ministre de la Défense, Margarita Robles, celui de l’ancienne ministre des Affaires étrangères, Arancha Gonzales Laya, aurait aussi fait l’objet d’espionnage en mai 2021, en pleine crise diplomatique entre l’Espagne et le Maroc.

Le Centre national de renseignement (CNI, dans son sigle espagnol) a confirmé que le téléphone portable d’Arancha Gonzales Laya avait été aussi piraté en mai 2021, sans toutefois préciser le logiciel utilisé ni l’auteur de cette attaque, ont indiqué des sources gouvernementales à El Pais, ajoutant qu’aucune plainte n’avait été déposée à l’époque.

L’ancienne ministre des Affaires étrangères était chargée de coordonner l’entrée de Brahim Ghali en Espagne, ce qui a provoqué la grave crise entre l’Espagne et le Maroc, et lui d’ailleurs coûté son poste. Robles, en tant que ministre de la Défense, était chargée de mobiliser l’armée pour faire face à l’entrée massive de migrants à Ceuta, les 17 et 18 mai de l’année dernière, rappelle la même source, signalant que les téléphones portables de Laya et du ministre de la Justice, Juan Carlos Campo, avaient aussi fait l’objet d’espionnage en août 2020.

À lire : Le Maroc aurait-il espionné le téléphone de Pedro Sanchez avec Pegasus ?

L’Espagne soupçonne le Maroc d’être l’auteur de ces attaques à l’aide du logiciel Pegasus qu’il a acquis auprès de la société israélienne NSO. Selon les résultats de l’enquête menée par le consortium Forbidden Stories et Amnesty International, le Maroc aurait utilisé Pegasus pour espionner des dizaines de défenseurs des droits humains, des journalistes et des personnalités comme le président français, Emmanuel Macron, et plusieurs de ses ministres.

L’enquête ouverte par la Haute cour nationale, après la plainte déposée par le procureur, va essayer de déterminer le destinataire final des données extraites des téléphones de Sanchez et Robles. Dans l’hypothèse où le Maroc est reconnu comme l’auteur de cet espionnage, le gouvernement espagnol serait contraint de mener des représailles diplomatiques contre le royaume avec lequel il vient de normaliser les relations.

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