Nouvelles révélations sur l’arrivée de Brahim Ghali en Espagne

27 juin 2021 - 10h20 - Espagne - Ecrit par : P. A

Le ministère espagnol des Affaires étrangères, sans fournir des informations sur l’identité des personnes à bord de l’avion de la présidence algérienne qui transportait Brahim Ghali, le leader du Front Polisario vers l’Espagne le 18 avril, a demandé à l’armée de l’air d’autoriser l’appareil à atterrir sur la base aérienne de Saragosse et à entrer sur le territoire sans aucun contrôle douanier.

À lire : Un juge cherche désespérément le responsable de l’entrée de Brahim Ghali en Espagne

Les Affaires étrangères ont simplement signalé par téléphone, sans autre précision, qu’un passager malade d’origine algérienne était à bord de l’avion et qu’il serait récupéré par une ambulance, explique le général José Luis Ortiz Cañabate, alors chef de la base de Saragosse, dans ses réponses aux neuf questions que lui a adressées le juge d’instruction de Saragosse, Rafael Lasala, qui enquête sur l’arrivée de Ghali en Espagne et son transfert à l’hôpital de Logroño. À son arrivée en début de soirée de ce 18 avril, l’avion a été conduit, « pour des raisons de sécurité », à la base militaire, « une pratique courante pour les avions d’État », précise Ortiz Cañabate.

À lire : L’Espagne confirme l’hospitalisation de Brahim Ghali sous une fausse identité

L’appareil avait l’autorisation d’atterrir en Espagne et, conformément aux instructions données par le cabinet du ministère des Affaires étrangères à l’état-major de l’armée de l’air, le personnel de l’avion « n’a pas passé le contrôle des passeports à la frontière », ajoute le général qui explique pourquoi l’identité des personnes à bord n’apparaît pas dans la base. Il précise n’avoir à ce moment-là aucune information sur la provenance de l’ambulance qui est venue récupérer le « patient », mais confirme que ce dernier a été transféré à l’hôpital San Pedro de Logroño dans la soirée, sans qu’on ne demande leur passeport. En clair, les passagers de l’avion n’ont été soumis à aucun contrôle douanier.

Il revient maintenant au juge Lasala d’exploiter ces informations et de demander au besoin des compléments d’informations sur l’arrivée de Brahim Ghali en Espagne, une situation qui a provoqué une crise majeure avec le Maroc.

Bladi.net Google News Suivez bladi.net sur Google News

Bladi.net sur WhatsApp Suivez bladi.net sur WhatsApp

Sujets associés : Espagne - Brahim Ghali

Aller plus loin

« Il est impossible pour Ghali d’entrer en Espagne à l’insu du gouvernement »

Interrogé sur le procès qui démarre en septembre au sujet de l’arrivée du leader du Front Polisario en Espagne, le diplomate espagnol Inocencio Arias a déclaré lundi à ’El...

Ce qu’a déclaré Brahim Ghali au juge en juin dernier

Lors de sa comparution par visioconférence le 1ᵉʳ juin depuis l’hôpital de San Pedro de Logroño, Brahim Ghali, le leader du Front Polisario, accusé de torture et de diverses...

Brahim Ghali est retourné à Tindouf

Le leader du Front Polisario, Brahim Ghali, est retourné samedi dans les camps de Tindouf, après s’être totalement remis du Covid-19 et après son passage controversé en Espagne.

Enfin le responsable de l’entrée de Brahim Ghali en Espagne connu

Les autorités de l’armée de l’air à Saragosse ont fini par révéler au juge en charge du dossier l’instance qui a autorisé l’atterrissage de l’avion qui transportait le leader du...

Ces articles devraient vous intéresser :

Attaque marocaine de drone : Le Polisario décrète trois jours de deuil

Le chef du Polisario, Brahim Ghali, vient de décréter trois jours de deuil, après le décès vendredi d’un haut responsable militaire et trois miliciens dans une attaque marocaine.

Brahim Ghali s’en prend à nouveau au Maroc

Le président de la « République arabe sahraouie démocratique » (RASD), Brahim Ghali, a mis en garde lundi contre les politiques hostiles du Maroc dans la région, allusion faite à son alliance avec Israël.

Brahim Ghali dénonce le « silence complice » de l’ONU sur les «  abus  » du Maroc

Le secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali, a accusé le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, de maintenir un « silence complice et injustifiable » sur «  la violation par le Maroc du cessez-le-feu  », menaçant qu’il n’y...