Investissements : Marrakech ’explose’

- 20h33 - Maroc - Ecrit par : Bladi.net

Pour la troisième année consécutive, le bilan des investissements de Marrakech dépasse tous les pronostics. Les engagements pour les investissements de 2005 ont été colossaux et ont frôlé les 44 milliards de DH.

Ce chiffre n’est pas fortuit puisque les plus grands touchent essentiellement le secteur touristique et représentent plus de 35 milliards.

Résidences touristiques, hôtels et lieux de loisirs et détente (golf, spa) constituent les principaux chantiers lancés dans la ville ocre. A terme, ils devraient créer au moins 34.000 emplois.
Par ailleurs, cette année, 691 projets d’investissement ont été présentés à la commission ad-hoc demandant une dérogation. Plus de 370 ont reçu un avis favorable pour une enveloppe globale de 30 milliards de DH, représentant au moins 24.000 emplois. Dans le lot, un spécialiste de l’immobilier touristique, Alain Crenn, qui investit dans une zone rurale à Tamasloht et où le métrage consenti pour les constructions est de 200 m2 par hectare.
« La ville périphérique n’étant pas couverte par un plan urbanistique adapté, des dérogations sont accordées aux grands investisseurs. Elles ont pour objet de déroger à certaines règles imposées que ce soit sur le métrage ou la hauteur. L’investissement doit, bien entendu, être conséquent et aussi générateur d’emplois », explique Abderrazak Moumni, directeur du CRI de Marrakech. Et de poursuivre : « la commission ad-hoc reste très vigilante là-dessus ».

En effet, le montant des investissements par projet dépasse parfois les 4 milliards de DH (soit le montant global de l’investissement dans une ville de taille moyenne). Ils ont d’ailleurs fait l’objet de conventions conclues avec le gouvernement marocain.
Sur les 376 approuvés par la commission ad-hoc, 40% des investisseurs ont déjà demandé des permis de construire et une bonne partie a entamé les travaux. « Il y a des investissements plus sûrs que d’autres. Prenez l’exemple d’Alain Crenn. Le montage, le processus de validation et la conclusion de la convention avec l’Etat se sont déroulés en un temps record : 6 mois pour un investissement de 2,4 milliards de DH », précise Moumni.
Par secteur, le tourisme arrive en tête dans la région avec 229 projets qui ont reçu l’avis favorable de la commission ad-hoc. Ce qui tranche définitivement les débats quant à la vocation de la région. Cela n’empêche pas bien évidemment de rechercher d’autres niches, notamment dans des secteurs en relation avec le tourisme et l’immobilier touristique.
Des études sur le potentiel de la région sont menées dans ce sens.

À lui seul, le tourisme représente 24,5 milliards de DH en investissement pour 2005 et près de 35.000 emplois à créer. Dans ces projets, la composante résidentielle est bien présente. C’est elle qui va générer du « cash » pour viabiliser le projet. « Normal, ces investisseurs ne peuvent rentabiliser des projets de 2 milliards de DH, terrain de golf inclus, uniquement en construisant un établissement hôtelier ».

Cela explique aussi pourquoi le secteur des BTP arrive en deuxième position en terme de volume de projets approuvés par la commission : 74 projets avec un montant global d’investissement de 4,5 milliards de DH en 2005.
La tendance est à la hausse aussi pour 2006. Marrakech est parti pour au moins quatre autres années, estime-t-on. Encore faut-il enlever toutes les barrières. Car, il en existe encore, notamment celles liées à la complexité et la diversité des statuts juridiques des terrains, notamment domaniaux ou des terrains- coopératives. « Il existe une absence de coordination entre les différentes taxes et notamment celles de la conservation foncière qui a établi une grille pour des quartiers loin de refléter la réalité », indique de son côté Adil Bouhaja, président des promoteurs immobiliers à Marrakech.

Du reste, et jusqu’à maintenant, personne n’est capable de recenser l’assiette foncière de Marrakech, regrettent les lotisseurs. Pire encore, le schéma d’aménagement qui n’était pas approuvé, mais appliqué, vient d’être suspendu. Ainsi, beaucoup se retrouvent avec des terrains, mais sans autorisations. Cela est une autre histoire !

Badra Berrissoule - L’Economiste

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