Il avait son visa, mais son patron ne répondait plus : ce Marocain fait plier la préfecture en Italie
Parti légalement travailler en Italie, un Marocain s’est retrouvé sans emploi lorsque son premier employeur a cessé de répondre à ses sollicitations. La préfecture a ensuite refusé qu’un autre patron prenne le relais. Le tribunal administratif de Vénétie vient d’annuler cette décision.
Il avait obtenu son autorisation de travail, décroché son visa saisonnier et rejoint l’Italie. Mais une fois sur place, impossible de joindre l’employeur qui avait demandé son recrutement. Malgré ses tentatives répétées, le patron ne donne aucune réponse.
Le ressortissant marocain prend alors les devants. Plutôt que d’attendre indéfiniment, il cherche immédiatement un autre emploi et engage les démarches pour qu’un nouvel employeur reprenne son dossier.
La préfecture de Rovigo lui oppose un refus. L’administration interdit le remplacement du premier employeur, ce qui bloque la procédure nécessaire à l’obtention de son titre de séjour pour travail salarié.
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Le Marocain conteste cette décision devant le tribunal administratif régional de Vénétie. Son argument : il est entré légalement sur le territoire italien et a activement cherché à travailler. L’absence de réponse du premier patron échappe à sa volonté.
La justice refuse de lui faire payer l’absence de son employeur
Dans son jugement n° 1777 du 8 septembre 2026, rapporté le 23 octobre par le média juridique italien Melting Pot Europa, le tribunal lui donne raison.
Les juges s’appuient sur la jurisprudence du Conseil d’État italien : un étranger entré régulièrement, empêché de commencer son activité pour des raisons indépendantes de sa volonté, doit bénéficier d’une protection lorsqu’il recherche activement un autre emploi.
Le tribunal rappelle également que la législation italienne permet, sous certaines conditions, de commencer à travailler pendant la procédure de signature du contrat de séjour.
Le refus de la préfecture constituait donc un obstacle injustifié à la poursuite des démarches du Marocain. Les magistrats annulent la décision administrative.
La préfecture de Rovigo doit désormais réexaminer sa demande de changement d’employeur en prenant en compte les documents qu’il a produits pour démontrer ses démarches professionnelles.