Tout a basculé en plein vol. À bord de l’Airbus A320 de la compagnie Easyjet, un adolescent de 12 ans est soudainement pris d’un malaise. Face à l’urgence médicale, le pilote n’a d’autre choix que de se dérouter vers l’aéroport le plus proche. L’appareil se pose ainsi sur le tarmac toulousain aux alentours de 23 heures. Le jeune garçon est immédiatement pris en charge et conduit vers l’hôpital de Purpan pour y recevoir les soins nécessaires.
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Pour les autres voyageurs, le périple est loin d’être terminé. Le commandant de bord prend la parole pour annoncer la suite du programme : l’aéroport de Genève n’acceptant plus d’atterrissage après minuit, une nuit d’hôtel sera organisée pour tout le monde à Toulouse avant un départ le lendemain.
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Pourtant, de chambre confortable, il n’y en aura point. Une fois débarqués dans le terminal, les passagers découvrent avec stupeur l’hébergement qui leur est réservé : une série de lits de camp alignés dans le hall A. Livrés à eux-mêmes, sans aucun personnel de la compagnie pour les orienter ou les assister, ils n’auront droit qu’à quelques bouteilles d’eau pour patienter.
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La nuit s’est alors transformée en une interminable veille. Selon le témoignage d’une passagère, l’ambiance était éprouvante, au milieu des cris d’enfants fatigués, dont l’un, malade, a vomi toute la nuit. Non loin, une dame en situation de handicap a dû tenter de trouver le sommeil sur son propre fauteuil roulant. Une situation qui a contraint la quasi-totalité des voyageurs à une nuit blanche.
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Il aura fallu prendre son mal en patience. L’avion de la compagnie à bas coûts n’a finalement pu redécoller en direction de Genève que le lendemain, mercredi 27 août, vers 13 heures.