Casablanca : l’agression choc d’un policier par un motard indigne le Maroc
L’agression délibérée d’un agent de police par un motocycliste à Casablanca a déclenché une vague d’indignation au Maroc. Les Marocains réclament désormais un durcissement drastique des contrôles et des sanctions contre les comportements anarchiques des deux-roues en milieu urbain.
L’incident, survenu le premier jour du Ramadan dans le quartier Rahma, a été largement documenté par une vidéo devenue virale. Un motard de 27 ans, circulant illégalement sur une voie réservée au Busway, a percuté de plein fouet un inspecteur de police qui lui intimait l’ordre de s’arrêter. Le suspect, immédiatement placé en garde à vue, fait face à des accusations d’agression intentionnelle et de refus d’obtempérer.
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Ce fait divers a ravivé un débat de fond sur l’insécurité routière générée par les deux-roues dans les grandes métropoles. De nombreux usagers de la route dénoncent l’impunité croissante des motocyclistes, pointant particulièrement du doigt les livreurs qui ignorent régulièrement les feux de signalisation et empruntent les couloirs réservés aux transports en commun, mettant en péril la sécurité des piétons et des forces de l’ordre.
Face à cette situation, plusieurs associations de sécurité routière appellent à une réforme profonde de la réglementation. Les propositions incluent l’installation systématique de caméras de surveillance dans les voies de bus, un durcissement des conditions d’obtention du permis et des sanctions pénales plus lourdes pour les agressions contre les fonctionnaires.
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Bien que l’Agence nationale de la sécurité routière (NARSA) ait déjà renforcé les contrôles de conformité technique et augmenté les amendes, les critiques soulignent que l’application actuelle reste insuffisante pour endiguer l’incivilité. Les motos demeurent impliquées dans une part importants des accidents mortels au Royaume, souvent en raison de modifications mécaniques non autorisées et d’un mépris flagrant du code de la route.