Du changement pour le Code de la route marocain

- 10h00 - Maroc - Ecrit par : P. A

Au Maroc, le ministère du Transport et de la logistique a transmis le 30 septembre dernier au secrétariat général du gouvernement un avant-projet de loi relatif à la réforme du Code de la route. Le processus législatif suit son cours.

« Dans un souci de transparence et d’inclusivité, ce document a été soumis aux commentaires du public sur le portail du SGG le 6 février pour une durée de 20 jours », indique une source du ministère auprès de Médias24, précisant qu’« actuellement, le ministère s’attelle à la consolidation des observations recueillies et à l’élaboration d’une matrice de réponses », avant la transmission du texte au Conseil de gouvernement, puis au Parlement.

Cette réforme fait suite au constat alarmant de la « hausse significative du taux de mortalité parmi les usagers des véhicules à deux et trois roues ». Les décès dus à des accidents de la route sont passés de 25 % en 2015 (année de référence de la Stratégie nationale de sécurité routière 2017-2026) à 44,2 % en 2023. « Face à cette évolution préoccupante, il devient donc impératif de repenser les stratégies de renforcement de la sécurité des motocyclistes et de mobiliser l’ensemble des parties prenantes autour de cette question afin de protéger ces usagers particulièrement vulnérables », souligne la même source.

À lire : Maroc : le Code de la route va changer

Par ailleurs, l’application de l’actuel Code de la route, en vigueur depuis 2010, a révélé « la limite de certaines dispositions de l’arsenal juridique relatif à la sécurité routière, justifiant ainsi des ajustements ». De même, « les avancées technologiques en matière de transport et de sécurité routière imposent une mise à jour des réglementations afin d’intégrer les solutions innovantes et les dispositifs modernes, tant pour répondre aux besoins des usagers que pour améliorer les indicateurs de sécurité routière ».

« Ces constats ont conduit à une relecture critique du Code de la route », précise-t-on. L’avant-projet de loi, modifiant et complétant la loi 52.05, « vise à renforcer le cadre juridique et à mettre en place une approche intégrée pour lutter contre l’insécurité routière, en cohérence avec les objectifs de la Stratégie nationale de sécurité routière », notamment la réduction de moitié de la mortalité routière à l’horizon 2026. Le texte prévoit aussi la révision des conditions d’obtention du permis de conduire pour les cyclomoteurs, ainsi que des contraventions et sanctions, la mise à jour et la simplification de certaines démarches et procédures administratives.

  • Des nouveaux radars sur les routes marocaines

    L'Agence nationale de la sécurité routière (NARSA) déploie de moyens supplémentaires pour atteindre l'objectif national de réduction de l'accidentalité routière.

  • Maroc : le Code de la route va changer

    Au Maroc, le ministère du Transport s'active pour la réforme du Code de la route. D'ores et déjà, il a déposé un projet de loi modifiant le texte de 2010.

  • Maroc : la ceinture de sécurité, bientôt obligatoire dans les taxis ?

    Au Maroc, le Syndicat démocratique du transport appelle au respect strict du Code de la route, et notamment au port de la ceinture de sécurité dans les taxis, comme dans les véhicules de particuliers, afin de préserver la vie des conducteurs et des passagers.

  • Maroc : des procès-verbaux des radars routiers illégaux ?

    Rachid Hammouni, le président du groupe parlementaire du Parti du progrès et du socialisme (PPS) à la Chambre des représentants, a interpelé le gouvernement au sujet de la légalité des procès-verbaux d'infractions au Code de la route, en particulier ceux liés aux radars mobiles.

  • Maroc : Opération coup de poing contre les trottinettes dans plusieurs villes

    En attendant l'entrée en vigueur d'une nouvelle réglementation pour les trottinettes électriques, les autorités marocaines renforcent les contrôles sur les routes pour limiter les accidents et les décès.

  • Maroc : de lourdes sanctions pour les cyclomoteurs

    L'Agence nationale de la sécurité routière (NARSA) va désormais contrôler la vitesse maximale des cyclomoteurs à l'aide d'un appareil de mesure appelé "speedomètre". Les contrevenants s'exposent à des amendes de 5 000 à 30 000 DH et à des peines de prison en cas de récidive.

  • Tétouan-Chefchaouen : la route maudite, dix ans de retard

    Les travaux de doublement de la route nationale reliant Tétouan à Chefchaouen affichent un taux d'avancement de 82 %, près de 10 ans après leur lancement. Un grand retard qui perturbe le quotidien des usagers.

  • Trottinettes : le Maroc serre la vis

    Mohamed Abdeljalil, ministre des Transports et de la Logistique, affiche sa volonté de réglementer l'utilisation des trottinettes et d'autres nouveaux moyens de transport au Maroc.

  • Maroc : du changement pour les ventes de voitures d'occasion

    Le groupe parlementaire du Parti du progrès et du socialisme (PPS) a déposé une proposition de loi pour renforcer les contrôles et instaurer un système national numérique de lutte contre les fraudes dans le secteur des voitures d'occasion, notamment la falsification des compteurs et la dissimulation de l'état réel des véhicules.

  • La nouvelle route reliant le Maroc à la Mauritanie, une réalité

    La construction de la route reliant Es-Smara (Sud du Maroc), à Bir Moghrein, en Mauritanie, via Amgala et Tifariti, est presque achevée.