Après des chiffres inquiétants, le Maroc change de méthode sur les routes
Le gouvernement marocain mobilise 8 milliards de dirhams pour sa stratégie de sécurité routière 2026-2030. Ce plan vise à freiner l’insécurité routière par une approche intégrée, ciblant prioritairement les motocyclistes, qui représentent près de la moitié des victimes.
Annoncé par Zine El Abidine Abrital, secrétaire général du ministère du Transport, ce financement massif marque le passage d’interventions « ponctuellement fragmentées » à une planification méthodique sur cinq ans. Le programme définit des rôles précis pour chaque département ministériel afin de coordonner les ressources et d’évaluer l’impact des mesures en temps réel.
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L’urgence de cette mobilisation est dictée par les statistiques de 2025, où les usagers de deux-roues ont représenté près de 45 % des victimes de la route. Pour endiguer ce phénomène, la police a intensifié ses contrôles sur les modifications techniques illégales, conduisant à la saisie de plus de 14 000 motocyclistes en infraction.
Sous l’égide de l’Agence nationale de la sécurité routière (NARSA), le nouveau plan d’action prévoit une mise à jour profonde du cadre réglementaire. Il s’agit d’adapter les règles de circulation aux nouvelles technologies de mobilité tout en simplifiant les procédures administratives pour garantir un usage sécurisé de l’espace public.
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Le volet judiciaire vient compléter ce dispositif en plaçant la lutte contre les accidents au sommet des priorités de la politique pénale. Abdelkrim Hanine, représentant du ministère public, a souligné que la protection du « droit à la vie » nécessite désormais une application rigoureuse de la loi alliée à un diagnostic technique permanent.