Casablanca : Alerte générale sur l’habitat menaçant ruine après le drame de Fès
Suite au drame de Fès ayant fait 22 victimes, la région Casablanca-Settat a déclenché l’état d’alerte maximale sur son parc immobilier. Cette tragédie marque la fin de la tolérance envers les rénovations anarchiques pour imposer un audit technique rigoureux des bâtiments menaçant ruine.
Le wali de la région a adressé des directives strictes à l’ensemble des gouverneurs des préfectures et provinces. L’objectif est de prévenir toute réédition du scénario catastrophique de Fès dans la capitale économique, où le tissu urbain ancien reste dense et vulnérable. Une série de réunions d’urgence a été initiée, mobilisant les présidents de communes, les autorités locales et l’Agence nationale pour la rénovation urbaine afin d’actualiser le diagnostic sécuritaire.
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Les nouvelles instructions imposent l’établissement d’inventaires exhaustifs des habitations dangereuses, basés sur des critères techniques stricts prenant en compte l’état des infrastructures environnantes. Au-delà du recensement, les autorités visent à accélérer le rythme des interventions sur ce dossier qualifié de « bombe à retardement ».
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Un volet répressif accompagne ce plan d’action. La wilaya ordonne un contrôle renforcé des autorisations de construction et cible spécifiquement les rénovations non réglementées. Ces travaux anarchiques, touchant souvent aux structures porteuses sans avis d’expert, sont identifiés comme des facteurs aggravants de fragilité. La délivrance des certificats de conformité sera désormais soumise à des vérifications techniques drastiques pour garantir la sécurité des habitants.