Casablanca : Alerte générale sur l’habitat menaçant ruine après le drame de Fès

- 13h00 - Maroc - Ecrit par : Bladi.net

Suite au drame de Fès ayant fait 22 victimes, la région Casablanca-Settat a déclenché l’état d’alerte maximale sur son parc immobilier. Cette tragédie marque la fin de la tolérance envers les rénovations anarchiques pour imposer un audit technique rigoureux des bâtiments menaçant ruine.

Le wali de la région a adressé des directives strictes à l’ensemble des gouverneurs des préfectures et provinces. L’objectif est de prévenir toute réédition du scénario catastrophique de Fès dans la capitale économique, où le tissu urbain ancien reste dense et vulnérable. Une série de réunions d’urgence a été initiée, mobilisant les présidents de communes, les autorités locales et l’Agence nationale pour la rénovation urbaine afin d’actualiser le diagnostic sécuritaire.

À lire : Maroc : 19 morts et 16 blessés dans l’effondrement de deux immeubles à Fès

Les nouvelles instructions imposent l’établissement d’inventaires exhaustifs des habitations dangereuses, basés sur des critères techniques stricts prenant en compte l’état des infrastructures environnantes. Au-delà du recensement, les autorités visent à accélérer le rythme des interventions sur ce dossier qualifié de « bombe à retardement ».

À lire : Ce drame à Fès aurait-il pu être évité ? Neuf morts dans un effondrement

Un volet répressif accompagne ce plan d’action. La wilaya ordonne un contrôle renforcé des autorisations de construction et cible spécifiquement les rénovations non réglementées. Ces travaux anarchiques, touchant souvent aux structures porteuses sans avis d’expert, sont identifiés comme des facteurs aggravants de fragilité. La délivrance des certificats de conformité sera désormais soumise à des vérifications techniques drastiques pour garantir la sécurité des habitants.

  • Maroc : du changement pour les permis d'habiter

    Désormais, les permis d'habiter ou de certificats de conformité ne seront délivrés qu'après l'achèvement total des constructions. Ainsi en a décidé le ministère de l'Intérieur. La mesure vise à lutter contre les irrégularités et préserver l'esthétique urbaine.

  • Casablanca : début de la démolition d'un bidonville près de la mosquée Hassan II

    Le programme de relogement des habitants des bidonvilles vers des appartements économiques, supervisé par les autorités de la région Casablanca-Settat se déroule normalement. Un bidonville situé dans la médina de la capitale économique du royaume est en cours de démolition.

  • Le béton sauvage gagne du terrain à Casablanca

    Des images aériennes récentes de la région de Casablanca-Settat révèlent une prolifération des constructions anarchiques dans des douars relevant de communes situées dans les provinces de Mediouna, Berrechid et Nouaceur, durant ce mois de Ramadan.

  • Casablanca sous haute surveillance

    La métropole est en état d'alerte maximale. Entre les célébrations du Nouvel An et les matchs de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN), Casablanca vit au rythme d'un déploiement sécuritaire intensif. La préfecture de police a sorti les grands moyens pour sécuriser les points chauds, traquer la petite délinquance et protéger l'image du Royaume.

  • Casablanca : des unités clandestines alimentent des chantiers en matériaux de mauvaise qualité

    Les autorités de la région Casablanca-Settat sont en alerte après la réception de rapports de terrain révélant la prolifération d'unités clandestines de fabrication de matériaux de construction qui approvisionnent plusieurs grands chantiers, y compris des projets de logement social, en produits de mauvaise qualité.

  • Casablanca : L'étonnante astuce pour cacher des constructions illégales

    Une vaste campagne de démolition des constructions anarchiques est en cours dans des douars de communes relevant de la province de Médiouna, en périphérie de Casablanca. Les bâtiments et entrepôts dont les toits sont couverts avec du gazon synthétique échappent à ces opérations.

  • Rabat : démolitions en série, le ministre s'explique

    Le ministre de l'Intérieur, Abdelouafi Laftit, est revenu sur les récentes opérations de démolition controversées à Rabat, assurant que ces actions sont légales et s'inscrivent dans le cadre de programmes planifiés depuis des années.

  • Région de Casablanca : plusieurs maires sommés de s'expliquer en urgence

    Plusieurs présidents de communes de la région Casablanca-Settat ont reçu des courriers urgents des autorités provinciales les sommant de s'expliquer sur le suivi des recommandations de la Cour régionale des comptes.

  • Drame de Fès : Des têtes vont tomber après la mort de 22 personnes, l'ajout illégal d'étages en cause

    L'heure des comptes a sonné à Fès. Alors que le bilan humain de l'effondrement du quartier Al Massira s'est alourdi à 22 morts, les autorités orientent désormais leur action vers la chaîne de responsabilités administratives. Des sanctions lourdes, incluant la destitution de plusieurs responsables territoriaux, sont attendues dans les prochains jours pour avoir fermé les yeux sur des infractions urbanistiques fatales.

  • Tanger : drogue, arnaques, immeubles qui s'effondrent… une année sous tension

    L'année 2025 restera gravée comme celle des paradoxes à Tanger. Entre un essor économique indéniable et une criminalité galopante, la ville du Détroit a vécu douze mois sous haute tension. Démantèlement de réseaux de drogue, scandale financier « Al Khayr » et grogne sociale ont rythmé le quotidien des Tangérois.