Casablanca : un mégaprojet à 340 millions d’euros pour sauver la région de la sécheresse

- 05h00 - Maroc - Ecrit par : Sébastien A.

Face à une sécheresse structurelle, le Maroc lance la construction de la plus vaste usine de dessalement d’Afrique à Casablanca. Ce mégaprojet, appuyé par l’Espagne, sécurisera l’approvisionnement en eau de plusieurs millions d’habitants grâce aux énergies propres.

Pour s’affranchir de son extrême dépendance aux précipitations et aux barrages traditionnels, le royaume opère un virage radical dans sa politique hydrique. L’objectif gouvernemental est très clair : d’ici 2030, 60 % de l’eau potable consommée sur le territoire devra provenir directement de la mer. Cette nouvelle stratégie nationale vise à éradiquer les pénuries à grande échelle et à protéger les principaux moteurs économiques du pays.

Sur Bladi.net : Casablanca : Acciona construira la plus grande usine de dessalement d’Afrique

Au cœur de cette révolution, le futur complexe de Casablanca affichera des dimensions colossales. Déployée en deux phases, l’infrastructure atteindra une capacité de production de 300 millions de mètres cubes d’eau par an. Elle garantira un accès sûr à l’eau potable pour plus de 7,5 millions de résidents répartis sur les régions de Casablanca, Settat et Berrechid. Soucieuse de son impact environnemental, l’installation fonctionnera exclusivement à l’énergie éolienne pour annuler les émissions polluantes liées à son fonctionnement.

Sur Bladi.net : Le Maroc veut 60 % d’eau potable dessalée

La concrétisation de ce chantier titanesque repose sur un partenariat technique et financier étroit avec Madrid. Le consortium international chargé de l’édifice est piloté par la multinationale espagnole Acciona. Comme le rapporte le quotidien El Español, la viabilité de l’opération est assurée par une injection de 340 millions d’euros. Cette enveloppe a été structurée conjointement par le ministère espagnol de l’Économie, CaixaBank et la Compagnie espagnole de financement du développement, consolidant ainsi fortement les liens commerciaux entre les deux États.

  • Le Maroc veut 60 % d'eau potable dessalée

    Le Maroc accélère sa transition hydrique face à une sécheresse endémique. Le ministre de l'Eau, Nizar Baraka, a annoncé un objectif ambitieux : fournir 60 % de l'eau potable du pays à partir du dessalement d'ici 2030, contre 25 % actuellement, en s'appuyant exclusivement sur les énergies vertes.

  • Casablanca : Acciona construira la plus grande usine de dessalement d'Afrique

    Acciona s'est vu attribuer le contrat de construction, de gestion et de maintenance de la grande usine de dessalement de Casablanca, d'une capacité de 548 000 mètres cubes par jour, et qui nécessitera un investissement d'environ 800 millions d'euros.

  • Le Maroc sort l'artillerie lourde avec 5,5 milliards d'euros pour éviter la soif en 2026

    Le Maroc refuse de céder face à la pire sécheresse de son histoire. Pour contrer un déficit hydrique qui menace de s'aggraver, le Royaume débloque une enveloppe record de 5,5 milliards d'euros dès l'année prochaine, misant sur une stratégie de survie où le dessalement de l'eau de mer deviendra la nouvelle norme.

  • L'eau dessalée arrive enfin à Marrakech

    Le projet de dessalement Safi-Marrakech entre dans sa phase finale. Achevé à 98 %, il garantira dès ce mois-ci l'approvisionnement en eau potable d'un million d'habitants. Une bouffée d'oxygène pour une région frappée par la pénurie.

  • Le plan ambitieux du Maroc pour ne plus manquer d'eau

    Face à la pression croissante sur ses ressources en eau, le Maroc met les bouchées doubles pour développer des solutions innovantes. Ahmed El Bouari, ministre de l'Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural, des Eaux et Forêts, a annoncé un ambitieux programme de construction de stations de dessalement d'eau de mer, répondant ainsi aux directives royales. L'objectif ? Produire plus de 1,7 milliard de mètres cubes d'eau dessalée d'ici 2030.

  • Maroc : le chantier qui a évité le pire à Casablanca et Rabat

    Face à une aridité historique, le Maroc a accompli un exploit d'ingénierie colossal. Construit en un temps record, un immense canal souterrain transfère désormais l'eau du nord vers Rabat et Casablanca, évitant une pénurie désastreuse.

  • Le Maroc ne veut plus dépendre de la pluie

    Frappé par sept années de pénurie extrême, le Maroc déploie un arsenal massif pour sécuriser son approvisionnement en eau. Si la crise hydrique semble s'éloigner début 2026, le royaume anticipe déjà les futurs chocs climatiques pour éviter l'assèchement.

  • Maroc : les barrages sont pleins au Nord… mais la sécheresse guette encore le Sud

    Les dernières pluies ont été salvatrices. Au 7 janvier 2026, les réserves en eau du Royaume affichent un taux de remplissage global de 44,8 %. Un chiffre qui n'avait plus été atteint depuis cinq ans et qui marque une rupture nette avec les années de sécheresse.

  • Maroc : cette solution solaire peut limiter la perte d'eau

    Pour faire face aux pénuries d'eau et à une demande énergétique croissante, le Maroc envisage l'installation de panneaux solaires flottants sur ses barrages. Cette technologie innovante permettrait de réduire l'évaporation tout en augmentant la production d'électricité propre.

  • Le Français Safran va construire près de Casablanca une grande usine dédiée aux avions Airbus A320 (280 millions d'euros)

    Le groupe français Safran renforce sa présence au Maroc. Un accord a été signé vendredi pour construire une usine de trains d'atterrissage destinés aux Airbus A320. Cet investissement de 280 millions d'euros créera 500 emplois près de Casablanca.