Ceuta : après la crise avec le Maroc, Sánchez convoque l’armée, le renseignement et ses ministres
Pedro Sánchez convoque mardi une réunion extraordinaire du Conseil de sécurité nationale consacrée à Ceuta. Défense, Intérieur, Affaires étrangères, renseignement et chef des armées seront réunis après la crise migratoire partie du Maroc fin juillet.
La réunion se tiendra mardi 25 août avant le Conseil des ministres. Selon Cadena SER, Pedro Sánchez présidera personnellement ce Conseil de sécurité nationale extraordinaire, convoqué près d’un mois après les entrées massives des 30 et 31 juillet.
Autour de la table se trouveront notamment les ministres espagnols de l’Intérieur, de la Défense et des Affaires étrangères. Seront également présents la directrice du Centre national de renseignement (CNI), le chef d’état-major de la Défense (JEMAD) et la directrice du Département de la sécurité nationale. Le président de Ceuta, Juan Vivas, participera à distance.
Le Conseil de sécurité nationale constitue le principal organe chargé d’assister le chef du gouvernement espagnol sur les questions de sécurité nationale. Il se réunit habituellement tous les deux mois, mais Madrid a cette fois décidé de convoquer une session extraordinaire spécifiquement consacrée à Ceuta.
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Cette décision intervient après plusieurs semaines de montée en puissance du dispositif espagnol. Plus de 150 militaires du Commandement des Canaries ont récemment été transférés vers Ceuta afin de renforcer les forces déjà présentes dans la ville.
Madrid fait monter Ceuta au plus haut niveau sécuritaire
La réunion doit permettre au gouvernement d’évaluer la situation dans l’enclave et, selon Cadena SER, le risque qu’elle représente pour la sécurité nationale. Sánchez avait déjà organisé deux réunions de coordination par visioconférence, les 7 et 17 août, avec plusieurs ministres.
L’étape de mardi est d’un autre niveau : elle associera directement les responsables politiques chargés de la Défense, de l’Intérieur et de la diplomatie aux plus hauts responsables espagnols du renseignement et des forces armées.
Madrid a parallèlement renforcé ses moyens de surveillance. L’État-major espagnol refuse notamment de préciser si ses drones MQ-9 Predator B participent au dispositif autour de Ceuta, alors que d’autres renforts militaires ont été publiquement confirmés.
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La crise de Ceuta dépasse donc désormais la seule gestion des arrivées de migrants. Après le rappel de militaires, l’envoi de troupes supplémentaires et le renforcement des moyens de surveillance, Pedro Sánchez place mardi le dossier devant l’organe espagnol chargé des enjeux les plus sensibles de sécurité nationale.