Comment la Chine mise 5,6 milliards $ sur le Maroc pour dominer la batterie électrique
Dans sa course aux minéraux critiques, la Chine a investi plus de 120 milliards de dollars à l’étranger depuis 2023. Cette offensive massive s’étend jusqu’au Maroc, où un méga-projet d’usine de batteries consolide la domination de Pékin.
L’empire du Milieu ne se contente plus de l’extraction brute en Afrique et déploie désormais des infrastructures de transformation locales. Au Maroc, cette évolution se concrétise par la construction imminente d’une usine de batteries par l’entreprise chinoise Gotion High-Tech, représentant un investissement colossal de 5,6 milliards de dollars.
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Cette implantation nord-africaine s’inscrit dans une politique d’expansion mondiale fulgurante. Selon le cercle de réflexion Climate Energy Finance, relayé par OilPrice, Pékin cible prioritairement le lithium, le cuivre, le nickel et les terres rares, des ressources cruciales pour les technologies de décarbonation.
La méthode s’appuie fréquemment sur des accords opaques de type « minéraux contre infrastructures ». En finançant des projets d’aménagement dans les pays en développement, la Chine sécurise ses approvisionnements et contrôle désormais 90 % du raffinage des terres rares et des composants de batteries à l’échelle mondiale.
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Si cette approche comble de réelles lacunes infrastructurelles, elle expose les États hôtes à des risques d’endettement majeurs. De plus, les opérateurs chinois important souvent leurs propres travailleurs et matériaux, cette mainmise limite drastiquement la création d’emplois locaux et le transfert de technologies espérés par les gouvernements signataires.