Ça se complique pour Jonathan Harroch (City Club)

- 17h00 - Maroc - Ecrit par : Jalil Laamoudi

Poursuivi pour des soupçons d’abus sexuels et de violences envers ses employés, le patron de City Club, Jonathan Harroch, a fermement clamé son innocence ce mardi devant la justice à Casablanca. L’audience a été renvoyée au 12 mai.

Devant la chambre criminelle de première instance de la Cour d’appel de Casablanca, les magistrats ont confronté l’homme d’affaires à des procès-verbaux accablants. Ces documents s’appuient sur l’analyse de vidéos et de publications issues des réseaux sociaux, dont la transcription d’un direct Instagram. Une influenceuse y relaie de nombreux témoignages d’internautes dénonçant des menaces et un système d’exploitation sexuelle. Selon ces déclarations, le dirigeant abuserait de ses employées sous la contrainte : en cas de refus, les elles se retrouveraient « sans salaire » et « renvoyées ». La vidéo pointe également le non-paiement régulier des agents de nettoyage et de sécurité privée.

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Les éléments présentés à l’audience décrivent un mode opératoire très organisé, où la situation matrimoniale des proies présumées importerait peu. Le dossier souligne le rôle d’un tiers dans cette mécanique : « Celles qui lui plaisent sont prises en charge par un intermédiaire qui leur réserve un hôtel, après quoi le patron vient les rejoindre ». Les témoignages rapportés évoquent également l’abandon des victimes après des promesses non tenues, tandis que certains accusateurs affirment que « des hommes et des femmes vont avec lui ».

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Face à la cour, le propriétaire du réseau de salles de sport a catégoriquement réfuté l’ensemble de ces allégations, les qualifiant de totalement infondées. Interrogé sur la réception massive de photos à caractère sexuel sur son téléphone, il s’est justifié par l’accessibilité publique de son numéro, lié à la gestion de ses établissements et restaurants. Affirmant recevoir plus de 800 messages par jour sur WhatsApp ou Tinder, il a assuré que ces images provenaient de prostituées qu’il ne connaît pas et qui agissaient sans aucune sollicitation de sa part. L’examen de l’affaire est suspendu jusqu’au 12 mai prochain afin de convoquer les témoins et les parties civiles.

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