Comment le couscous marocain a conquis l’Égypte il y a 700 ans
Un manuscrit égyptien du XIVe siècle révèle que le couscous marocain était déjà dégusté au Caire au Moyen Âge. Cette découverte, relayée par le chercheur Daniel Newman, témoigne de l’influence historique et du voyage de la gastronomie marocaine vers l’Orient.
Le couscous n’a jamais été immobile. Le manuscrit médiéval égyptien intitulé « Kanz al-Fawa’id fi Tanwi’ al-Mawa’id » (Le Trésor des bienfaits et de la variété à table) contient une preuve historique de son rayonnement dès le XIVe siècle. Ce document exceptionnel reste l’un des témoignages les plus complets sur les habitudes alimentaires de l’Égypte ancienne.
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Selon Al Jazeera, le chercheur Daniel Newman a identifié au feuillet 42 de cet ouvrage une mention directe du « couscous en Égypte ». Pour ce spécialiste de la culture arabe, cette découverte illustre parfaitement la circulation des plats entre les régions. Il souligne ainsi que si les influences vont souvent de l’Orient vers le Maghreb, l’inverse est également une réalité historique.
La présence de cette recette dans un recueil égyptien n’est pas une simple curiosité. Elle démontre que la tradition culinaire marocaine était déjà assez reconnue pour être documentée et intégrée dans les écrits de l’Est. Ce plat voyageur s’insérait alors dans un réseau complexe d’échanges et d’adaptations culturelles à travers le monde arabe médiéval.
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Pour le Maroc, cette trace écrite ajoute une dimension historique à un plat qui incarne des rituels sociaux et familiaux profonds. Le manuscrit prouve que le couscous n’était pas seulement ancré localement, mais capable de franchir les frontières pour marquer l’histoire.