Crise énergétique : pourquoi le Maroc est le 4e pays le plus menacé au monde
En mars 2026, un rapport évalue le Maroc comme le quatrième pays le plus exposé à un effondrement énergétique mondial. Cette position alarmante, mise en avant après la flambée pétrolière, s’explique par une dépendance massive aux importations.
Suite aux frappes conjointes israélo-américaines en Iran ayant provoqué une hausse de près de 20 % des prix du pétrole, la publication Energy World Mag a mesuré les risques d’approvisionnement de 75 pays. Avec un score de vulnérabilité de 74,6 sur 100, le Maroc s’impose comme le pays le plus fragile d’Afrique du Nord, se classant mondialement juste derrière Singapour, le Turkménistan et Hong Kong.
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Cette fragilité structurelle s’explique par une production nationale insuffisante face à la demande. Actuellement, près de 90 % de l’énergie marocaine repose sur les combustibles fossiles. En conséquence, le pays est contraint d’importer 94 % de son énergie totale et 95 % de son gaz naturel depuis l’étranger.
Le marché marocain se retrouve ainsi lourdement exposé aux fluctuations tarifaires internationales. L’étude souligne qu’avec un revenu moyen avoisinant les 4 000 dollars, la majorité des habitants ne pourrait pas absorber financièrement de brusques augmentations des prix en cas de pénurie.
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Un analyste du magazine avertit que même des économies diversifiées peuvent subir de plein fouet une telle exposition. Il rappelle que la dépendance excessive aux hydrocarbures importés entraîne inévitablement de « graves pénuries » lorsque les chaînes d’approvisionnement mondiales viennent à se rompre.