Les Marocains doivent "cohabiter" avec le virus corona

- 13h00 - Maroc - Ecrit par : Bladi.net

Deux options se présentent au Maroc qui, face à la pandémie du Covid-19 multiplient les efforts pour contrôler la situation.

Face à la nouvelle vague de la pandémie qui fait prendre des mesures drastiques aux pays occidentaux, «  le moment est venu pour mettre en place une nouvelle stratégie fondée sur l’approche scientifique  », estime Azeddine Ibrahimi , professeur en biotechnologie.

Le professeur qui n’exclut pas la probabilité d’un confinement généralisé souple reste une option probable, cette «  approche scientifique  » se fonde sur une analyse poussée de la situation sanitaire (contaminations, létalité, cas en réanimation, foyers) et la définition d’objectifs spécifiques et globaux.

De sa lecture de l’évolution actuelle de la pandémie, Azeddine Ibrahimi indique que le virus se répand rapidement avec une évolution crescendo du nombre des cas parmi les Marocains. Une situation qui s’explique par le fait qu’environ 50% des Marocains ne respectent pas le port du masque de protection et les mesures du confinement partiel, et que plus de 800 personnes sont en réanimation, d’après les indicateurs disponibles. «  Nous aurons besoin de 7 500 lits de réanimation et de 4 500 appareils respiratoires d’ici décembre prochain  », a-t-il confié à La Map, ajoutant que «  Si rien ne change, nous risquons d’avoir environ 2 000 patients en réanimation à la mi-novembre, ce qui représente la quasi-totalité de la capacité de réanimation  ».

Face à ce tableau inquiétant, Azeddine Ibrahimi affirme que le Maroc aura à choisir entre la stratégie du «  confinement généralisé souple  », qui se base notamment sur la coexistence avec le virus, le suivi et l’isolement des patients et des cas suspects avec les impacts socio-économiques qui en découlent, et «  l’approche de discipline  » envers les consignes sanitaires.