Démission du président d’une influente association islamiste

- 12h56 - Maroc - Ecrit par :

Le président du Mouvement unification et réforme (Mur), une influente association islamique marocaine, a démissionné mercredi après des propos qui lui ont été prêtés où il mettait en cause le rôle de Commandeur des croyants du roi du Maroc.

"Ahmed Raïssouni a présenté sa démission et le bureau exécutif du Mur l’a acceptée", a indiqué dans un communiqué ce mouvement qui représente la composante majoritaire du Parti islamiste justice et développement (PJD), principale force d’opposition au Parlement.

Dans un entretien au quotidien Aujourd’hui le Maroc, dont Ahmed Raïssouni conteste la transcription, le président du Mur relativisait la fonction religieuse d’Amir al-Mouminine (Commandeur des croyants) dévolue au roi par la Constitution marocaine.

"J’ai une conception très simple de cette notion, je pense que nous ne sommes pas tenus d’y être attachés d’une manière traditionnelle, j’estime qu’Amir al-Mouminine peut être un roi, un président de République ou même un Premier ministre", avait-il dit selon la traduction du journal qui y a vu une "attaque" contre cette institution.

Le Mur indique que M. Raïssouni a démissionné "en signe d’estime et de considération pour l’institution d’Amir al-Mouminine et pour assumer ainsi la responsabilité de l’erreur commise dans l’entretien qui n’a pas été rectifiée et des effets négatifs qui en découlent". Le mouvement estime toutefois que les propos de son président ont été "déformés et interprétés".

"Nous considérons tous (l’institution d’Amir al-Mouminine) comme l’un des fondements constants de l’Etat marocain et de son identité à laquelle nous sommes attachés", ajoute le communiqué du Mur.

Les responsables du PJD, où le Mur exerce une influence dominante, ont dénoncé "une campagne politico-médiatique" déclenchée contre leur parti depuis le 16 mai, date des attentats de Casablanca qui ont fait 43 morts et une centaine de blessés.

AFP

  • Le parti islamiste PJD confirme sa participation aux élections communales

    Le parti islamiste Justice et Développementprincipale force d'opposition) a confirmé samedi sa participation aux élections communales prévues le 12 septembre. La participation du PJD aux communales, après l'importante percée électorale réalisée lors des législatives du 27 septembre 2002, a été confirmée lors d'une réunion extraordinaire du conseil national du PJD, a déclaré à l'AFP Saâd Eddine Othmani, secrétaire général adjoint.

  • les islamistes veulent éviter un raz-de-marée électoral

    Le Parti islamiste marocain justice et développement (PJD) envisage de réduire sa participation aux élections communales prévues en septembre pour apaiser "la peur" de la classe politique d'un raz-de-marée islamiste après le choc suscité par les attentats du 16 mai, a indiqué un responsable du parti cité par un journal islamiste.

  • Un islamiste évoque la "déliquescence morale" liée au tourisme

    Un dirigeant islamiste marocain a évoqué samedi la "déliquescence morale" liée au tourisme et dénoncé les "orientations laïques, latines et occidentalisantes" des partis marocains de gauche, présents au gouvernement.

  • Maroc : l'islamisme politique fragilisé par les attentats

    Les attentats meurtriers du 16 mai à Casablanca ont fragilisé l'islamisme politique au Maroc, en particulier le Parti justice et développement (PJD), principale force d'opposition parlementaire, qui dénonce des "règlements de compte politiques".

  • un dirigeant islamiste pour la laïcité dans la gestion publique

    La laïcité n'est "pas antinomique avec l'islam" dans la gestion des affaires publiques, estime un responsable du parti islamiste marocain Justice et développement (PJD).

  • Riffifi chez les islamistes

    Le ton monte de plus en plus entre le Dr. Abdelkrim Al Khatib et ses « amis » de Al Islah Wa At-Tawhid.

  • Démocratie en péril au Maroc

    Les attentats suicides qui ont frappé Casablanca, dans la nuit du 16 au 17 mai, ont ébranlé les fragiles fondations de la nouvelle société marocaine, en voie de démocratisation. Si les cibles ont de toute évidence été choisies pour leur résonance occidentale ou juive, les victimes sont, elles, majoritairement marocaines. Le mercredi suivant les attentats, le gouvernement marocain a répondu à l'affront par rien de moins que la proposition d'une loi antiterroriste.

  • Verdict "très sévère" dans le procès des attentats ?

    Le verdict rendu dans le procès des attentats de Casablanca, où quatre peines de mort ont été prononcées mardi, sont "très sévères" et dénotent une "orientation sécuritaire", a estimé mardi un responsable de la plus importante association islamiste marocaine Al Adl Wal Ihssane.

  • Attentats : 12 nouveaux suspects présentés au parquet de Casablanca

    Douze Marocains "impliqués directement ou indirectement" dans les attentats du 16 mai à Casablanca, pour l'essentiel des candidats-kamikazes qui auraient visé d'autres villes marocaines, ont été présentés lundi au parquet, a annoncé le procureur de Casablanca.Onze parmi ces personnes "affiliées à la Salafia Jihadia" - un groupe intégriste marocain - étaient des kamikazes "en réserve", candidats à des attentats à Agadir, Marrakech (sud) et Essaouira (ouest), a précisé le procureur.

  • la "démocratie" des Islamiste

    On assiste, ces derniers jours, à des professions de foi de la part des islamistes du PJD, mais surtout des dirigeants de al içlah wa at-tawhid, voulant accréditer l'idée qu'ils sont des démocrates.