Deux fois plus d’Algériens que de Marocains arrivent illégalement en Espagne
Les Algériens représentent désormais 42 % des arrivées irrégulières enregistrées sur la route de la Méditerranée occidentale vers l’Espagne, contre 22 % pour les Marocains. Une inversion confirmée par l’Organisation internationale pour les migrations.
Entre janvier et avril 2026, 5 647 migrants ont rejoint irrégulièrement l’Espagne par la Méditerranée occidentale, soit une hausse de 66 % en un an, selon le rapport de l’OIM.
Les ressortissants algériens constituent 42 % de ces arrivées, presque deux fois plus que les Marocains, dont la part atteint 22 %. Les deux nationalités représentent ensemble près des deux tiers des personnes recensées sur cette route.
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Sur les 5 647 arrivées, 3 483 ont eu lieu par mer vers la péninsule espagnole et les Baléares, en hausse de 22 %. Les passages terrestres vers Sebta et Melilla ont, eux, quadruplé pour atteindre 2 164 personnes.
La route algérienne prend le dessus
L’OIM observe que les départs empruntaient historiquement les côtes marocaines. La tendance s’est inversée en 2025 et se confirme en 2026. Les Algériens rejoignent principalement les Baléares, Almería, Murcie et Alicante, tandis que les Marocains empruntent davantage les passages de Sebta et Melilla.
Parallèlement, les arrivées par la route atlantique vers les Canaries ont chuté de 78 %, à 2 276 personnes. Cette évolution intervient après plusieurs années de renforcement des contrôles marocains sur les départs vers l’archipel.
Les forces navales algériennes ont intercepté 1 002 candidats au départ durant les quatre premiers mois de l’année, soit 37 % de moins qu’en 2025. L’OIM ne disposait pas de données comparables concernant les interceptions marocaines.
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Cette nouvelle répartition ne réduit pas la dangerosité de la traversée. L’OIM a comptabilisé 150 morts ou disparus sur cette route entre janvier et avril, principalement par noyade.