Écoles françaises au Maroc : Les parents font plier les écoles
La mobilisation des familles a fini par payer. Sous la pression, l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger vient d’atténuer l’augmentation des frais de scolarité prévue pour la rentrée 2026, la rabaissant de 7 % à 6 %.
Après des mois de colère et de correspondances alarmistes adressées à l’ambassade de France, le réseau éducatif revoit sa copie. Dans une lettre envoyée aux parents à la fin de la semaine dernière, l’institution concède une baisse d’un point sur la facture de la prochaine année scolaire. Une première concession pour les associations qui dénonçaient sans relâche une pression financière devenue de plus en plus lourde pour les ménages.
Sur Bladi.net : Le paradoxe de l’enseignement français : Un réseau d’excellence qui survit en taxant les parents
Pour dégager cette marge de manœuvre, la direction a totalement restructuré le chantier du collège Saint-Exupéry, rattaché au pôle Rabat-Kénitra. Évalué au départ à 18,5 millions d’euros, le projet sera finalement découpé en plusieurs tranches, dont une première étape facturée 12,5 millions d’euros. En conservant une forte subvention de 7 millions, l’organisation espère limiter l’impact immédiat sur les portefeuilles, tout en gardant le cap d’une ouverture pour 2028. L’agence estime d’ailleurs que « ce phasage permettra d’améliorer la trajectoire financière du pôle » et d’adoucir les prochaines évolutions budgétaires.
Sur Bladi.net : Écoles françaises : La fronde des parents d’élèves gagne Fès après Rabat et Casablanca
L’accalmie s’annonce toutefois de courte durée. La direction prévient déjà que l’inflation des tarifs se poursuivra inéluctablement, poussée par l’explosion de la masse salariale et la prise en charge des cotisations de retraite du personnel détaché. Les établissements devront en absorber 35 % dès 2026, puis la moitié dès 2027. De quoi raviver l’angoisse des foyers, effrayés par des projections annonçant des factures annuelles grimpant jusqu’à 60 700 dirhams au lycée, assorties de droits de première inscription de 30 000 dirhams perçus comme totalement « inédits » dans le réseau.