El Aynaoui ,"Roland-Garros m’a donné envie de jouer"

- 13h32 - Sport - Ecrit par :

A la veille de son entrée dans le tournoi, face à l’Américain Jan-Michael Gambill, le Marocain Younès El Aynaoui, tête de série n°16, se présente comme l’un des outsiders du tournoi. Il revient sur son premier Roland-Garros.

A la veille du tournoi, que ressentez-vous ?
Je suis un peu tendu. Alors j’essaie de relativiser, de contrôler mes émotions pour me "décrisper". Maintenant, je ne suis pas non plus un nouveau dans ce tournoi. J’ai acquis au fil des ans de l’expérience qui me permet d’aborder les matches dans de bonnes dispositions.

Vous souvenez-vous de vos premiers matches à Roland-Garros ?
C’était en 1991, je disputais les "qualifs" qui se déroulaient à l’époque au stade Jean-Bouin. J’en garde un mauvais souvenir car j’avais perdu au dernier tour. C’est difficile à accepter car la grande porte se referme sous votre nez. L’année suivante, j’entrais directement dans le tableau et je perdais au premier tour contre Daniel Vacek. J’étais quand même content d’avoir le badge de joueur, d’être dans les vestiaires avec les meilleurs joueurs du monde. J’ai passé toute la quinzaine dans le stade, sur le Central et les courts annexes. C’était magique de me retrouver là.

Vous avez disputé huit Roland-Garros. Quel est le plus marquant ?
Evidemment celui de 1994. Je sortais des qualifications et je suis allé jusqu’en huitièmes de finale où j’ai perdu contre Agassi sur le court Suzanne-Lenglen. Indiscutablement, jusqu’à aujourd’hui, c’est mon plus beau souvenir. Enfin, j’existais !

Revenons à cette édition 2002. Que vous inspire l’Américain Gambill, votre adversaire au premier tour, ainsi que votre partie de tableau ?
Cela va être un match difficile contre cet Américain. Mais sur terre battue, disons que j’ai un petit avantage par rapport à Gambill. Je ne l’ai jamais rencontré. C’est un grand gabarit avec un grand service. Il a la particularité de jouer à deux mains. Pour ma partie de tableau, je ne veux pas savoir qui je vais jouer. A ce jour, je ne sais pas comment elle est composée.

Ici, vous faites partie des outsiders. Est-ce agréable ?
Tout à fait. Pour mon premier Roland-Garros, le fait de me retrouver dans le stade, d’être qualifié directement dans le tableau me suffisait. Aujourd’hui, j’arrive en étant tête de série, cela veut dire que j’ai progressé. Je peux mesurer le chemin parcouru. Ce statut est une récompense.

Roland-Garros, c’est le tournoi où vous aimeriez briller plus qu’ailleurs ?
Oui, parce que je suis francophone et que ma mère est française. C’est aussi Roland-Garros qui m’a donné envie de jouer au tennis. L’impact de ce tournoi au Maroc est inimaginable. Le pays vit à fond cet événement.

Vos favoris dans ce tournoi ?
Moi (rire). Sérieusement, je dirais Agassi pour les hommes. Pour les femmes, j’aimerais bien que ce soit Justine Henin. Elle a un si joli tennis et elle est sympa.

A Monte-Carlo, vous avez suivi les premiers pas de Richard Gasquet. Qu’en pensez-vous ?
C’est impressionnant ! Moi, à vingt ans, je n’étais même pas 2e série ! Il a du talent. On voit qu’il est bien encadré, qu’il a l’appui d’une grosse fédération. Je pense qu’il peut aller très loin à condition de ne pas brûler les étapes. C’est un petit Tiger Woods du tennis.

Entretien par Mustapha Taoussi pour Rollandgarros.org

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