La cité universitaire de Marrakech en feu

- 23h14 - Maroc - Ecrit par : L.A

C’est devenu une scène hebdomadaire. Une nouvelle bataille rangée entre force de l’ordre et étudiants, a eu lieu mercredi dernier dans l’enceinte de la cité universitaire. Cette fois-ci, les affrontements ont duré tout l’après-midi avec de nombreux blessés de part et d’autre. 30 étudiants manifestants ont été interpellés. C’est l’organisation d’une marche en direction du siège de l’université –qui se trouve à plusieurs kilomètres de la cité universitaire- qui a déclenché les affrontements.

Les forces de l’ordre, bien préparées et venues en grand nombre s’y sont opposé. Du coup, les étudiants rassemblés dans la cité ont mis le feu aux matelas. « D’où l’intervention des forces de l’ordre », indique Mohamed Marzak, président de l’université Cadi Ayyad. Rapidement, l’affaire a viré à l’émeute, les manifestants, ayant refusé de se rendre aux sommations des éléments des forces de l’ordre ont jetées des pierres. La riposte des forces de l’ordre ne se fait pas attendre : des gaz lacrymogènes sont lâchés sur les étudiants. La scène s’est vite transformée en une véritable bataille rangée, aussi à l’extérieur de la cité. Des véhicules particuliers et de service ont été saccagés et des pneus incendiés, avec jets de pierres sur les restaurants avoisinants.

Un communiqué des étudiants gauchistes signale même la mort d’un étudiant lors de ces affrontements. Ce qui est infirmé par le président de l’université Cadi Ayyad. Ce n’est qu’aux alentours de 23 heures, que le calme provisoire était de retour dans la cité. Les affrontements ont repris jeudi matin.

Dans tous les cas, ce n’est pas la première fois que la cité universitaire, située à Daoudiat, est le théâtre de tels faits. Fin avril dernier, une scène pareille a déjà eu lieu sur le même site, causant coup et blessures de part et d’autre et amenant l’interpellation de 30 autres jeunes étudiants gauchistes qui mènent le mouvement, indique Marzak. En réalité, chaque trimestre a son lot d’affrontements entre étudiants et forces de l’ordre. La cité universitaire, et la faculté de droit qui la jouxte, vivent des perturbations régulières. Des mouvements cycliques qui menacent aujourd’hui la vie des étudiants de la faculté et résidents de la cité universitaire.

En effet, la faculté de droit de Marrakech est fermée depuis 20 jours. Les étudiants gauchistes interdisent l’accès en signe de protestation contre l’interpellation de leurs camarades. « La situation devient grave, l’a estimé le président de l’université lors d’un point de presse tenu hier et qui appelle à une mobilisation générale pour arrêter les dégâts dans la cité universitaire.

Source : L’Economiste - B. B.

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