Emplois saisonniers : l’Espagne ne veut plus dépendre du Maroc
Les professionnels espagnols de la filière fruits rouges sont à la recherche de main d’œuvres, surtout après le rapatriement de 7200 saisonnières marocaines, il y a quelques semaines.
Dans la région de Huelva en Andalousie, les saisonnières font défaut pour la cueillette des fraises. L’association agricole de la région fait état d’une baisse de 20% en ce qui concerne la production de la dernière saison. La pénurie de main d’œuvre à cause du coronavirus, qui a entraîné le rapatriement d’un nombre important de saisonnières marocaines, explique en partie cette situation. A cela s’ajoute, « la difficulté supplémentaire d’une forte rétraction de la consommation d’un produit qui n’est pas une nécessité ».
Devant le fait accompli, Alberto Garrocho, président de Freshuelva a indiqué que l’association se tournera vers des travailleurs originaires de la Moldavie et ceux, des pays latino-américains comme le Honduras pour « éviter de dépendre d’une seule alternative, comme cela s’est produit cette année avec le Maroc », explique-t-il. Il souligne que l’administration « doit faire ses devoirs lorsqu’il s’agit de conclure des accords et des mesures précises d’échange de travailleurs », indique la même source.