« Enty Baghia Wahed" : DJ Van condamné à reverser sa part des 2 millions de dirhams de revenus
Le succès planétaire de « Enty Baghia Wahed » a généré près de deux millions de dirhams sur le web, une somme captée jusqu’ici par le seul DJ Van. La Cour d’appel de Marrakech vient de rétablir les droits du parolier et du compositeur, mettant fin à l’exclusivité des gains pour le distributeur.
La décision rendue ce jeudi s’appuie sur une expertise financière précise. Les juges ont validé les chiffres : l’exploitation du titre sur les plateformes comme YouTube et Spotify a produit des revenus conséquents que Khalil Belkas, alias DJ Van, a encaissés seul.
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Le tribunal a donné raison à Samir Al Moujari et Mohamed Rifai, estimant que le parolier et le compositeur ont été injustement écartés de la répartition financière de ce hit mondial.
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L’avocat des plaignants insiste sur la portée juridique du verdict. Au-delà de la réparation financière, le jugement confirme que la création artistique constitue une richesse nationale protégée par la loi 2.00 relative au droit d’auteur.
Cette lecture s’aligne sur la volonté de sécuriser le statut des créateurs au Maroc, en rappelant que le succès commercial d’une œuvre impose des obligations légales envers tous ses auteurs.