DJ Van face à la justice : menaces contre Saad Lamjarred et accusations de spoliation
Le producteur de musique DJ Van fait face à la justice marocaine pour avoir menacé le chanteur Saad Lamjarred. Depuis des années, un conflit oppose le même individu aux créateurs de la célèbre chanson « Enty Baghya Wahed ».
En 2019, le compositeur Mohamed Rifai et le parolier Samir El Moujari ont porté des accusations contre DJ Van. À les en croire, il a conclu un contrat de manière unilatérale avec la société Universal Music concernant la distribution de la célèbre chanson « Enty Baghya Wahed » sans les informer. Ils ne jouissent pas des droits matériels et intellectuels, alors que Rifai a révélé à Al3omk que la chanson a généré des revenus financiers avoisinant 2 millions de dirhams, dont DJ Van a bénéficié exclusivement. Une démarche qu’il qualifie d’« appropriation illégale » des revenus de l’œuvre. Il dénonce une « opération d’escroquerie manifeste ». Les deux hommes portent alors l’affaire devant les tribunaux.
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L’année dernière, la liste des plaignants s’est élargi. Saad Lamjarred accuse DJ Van d’avoir « falsifié » sa signature sur des documents relatifs à des contrats de distribution internationale. Il a affirmé n’avoir conclu aucun accord de ce type. Dans la foulée, DJ Van a menacé le chanteur. À l’issue de l’audition des deux parties par la police judiciaire et la transmission du procès-verbal complet, le ministère public près le tribunal de première instance de Marrakech a décidé de poursuivre le distributeur de musique en état de liberté. Selon l’avocat de Saad Lamjarred, l’ouverture des poursuites intervient « dans le cadre des prérogatives légales du ministère public et après l’achèvement des enquêtes préliminaires ». Il ajoute : l’affaire suit les règles du procès équitable consacrées par la Constitution.
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Le dossier a atteint ses dernières étapes en vue de l’émission d’un jugement d’indemnisation, sur la base d’un rapport d’expertise financière déposé auprès de la justice, fait savoir Rifai. Dans un communiqué, des ayants droit ont fait savoir que l’expertise réalisée sur ordre de la Cour d’appel de Marrakech a mis en évidence que DJ Van a été le seul bénéficiaire des revenus importants générés par la chanson sur les plateformes numériques, notamment YouTube et Spotify, sans accorder à El Moujari et Rifai, tous deux créateurs originels du texte et de la mélodie, aucune part des bénéfices.