« Escobar du Désert » : des réponses peu convaincantes des accusés

- 17h00 - Maroc - Ecrit par : S.A

Les mis en cause dans l’affaire Lhaj Ahmed Benbrahim alias « Escobar du Désert », du nom du Malien incarcéré dans la prison d’El Jadida depuis 2019 et transféré il y a quelques jours à la prison d’Oukacha, ont fait face au feu des questions du procureur du roi près la Cour d’appel de Casablanca.

Alors que le parquet général détient des preuves mis à sa disposition par les enquêteurs de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ), les mis en cause ont fourni des réponses peu convaincantes aux questions posées par le procureur. Interrogé sur le virement de fortes sommes d’argent sur son compte bancaire, Said Naciri, président du Wydad de Casablanca, parlementaire du Parti authenticité et modernité (PAM), et par ailleurs président du Conseil préfectoral de Casablanca répétait : « Ça m’appartient », fait savoir H24info. Selon les explications du mis en cause, le montant de 10 millions de dirhams viré sur son compte « provient de la vente d’un joueur à un club du Golfe ». Naciri a en outre eu du mal à répondre à une question sur son implication dans un trafic de drogue. Un autre accusé aurait affirmé l’avoir vu assister à une opération de chargement de drogues dans un camion.

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Lors de son audition, le président de la Région de l’Oriental, Abdenbi Bioui, membre du bureau politique du PAM a répété n’avoir pas de lien avec les faits qui lui sont reprochés, ni le trafiquant de drogue dénommé le Malien. Un autre PAMiste est également impliqué dans cette affaire. Son nom : Belkassem Mir, ancien député du PAM à la première chambre. Il a été accusé d’avoir falsifié un contrat pour une villa de luxe à Oujda, en plus d’avoir participé au trafic de drogue. Après l’annonce de leur comparution, ces trois membres du PAM ont été suspendus par le bureau politique du parti du tracteur.

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Au total, 25 individus comparaissent dans le cadre de cette affaire devant le procureur général. Parmi eux, des hommes d’affaires, une créatrice de mode, des chefs d’entreprise, des commerçants, un notaire, ainsi que des cadres de la fonction publique et de haut responsables sécuritaires. Ils doivent répondre aux accusations de trafic international de drogue, blanchiment de capitaux, spoliation de bien immobilier, mainmise sur des véhicules volés, faux et usage de faux, etc. Suivant la réquisition du procureur général, le juge d’instruction les a tous placés en détention provisoire. Les auditions pourraient se poursuivre jusqu’au 25 janvier 2024. Il n’est pas exclu que de nouvelles têtes tombent dans le cadre de cette affaire.

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