Espagne : malmenée par la misère, une mère tue son fils et se donne la mort

- 17h30 - Espagne - Ecrit par : Bladi.net

Les habitants d’Ourense en Espagne, ont été tous choqués par le triste événement survenu chez les Jiménez. Sous le poids de la misère, Julia Jiménez, une sexagénaire qui survivait grâce à l’aide de la Caritas et de quatre familles d’immigrants marocains qui lui fournissaient de la nourriture, a mis fin à ses jours. Mais avant, elle a tué son fils, un tétraplégique âgé de 45 ans.

À en croire les voisins, la défunte était, depuis des années, très attachée à son fils tétraplégique. "Elle espérait qu’il se remettrait, mais elle n’a vu aucun progrès dans sa santé", affirment-ils. Ces deux décès font l’objet d’une enquête menée par la police nationale qui, selon kaosenlared.net, se concentre beaucoup plus sur le cas du fils de Julia. En effet, Antonio Javier Fernández Jiménez, alias Tarzanín, avait un casier judiciaire bien fourni.

Aussi insolite que puisse paraître cet événement tragique, il n’en demeure pas moins vrai que ses mobiles sont à rechercher dans la situation de précarité ambiante dans laquelle étaient plongés Julia et son fils. En réalité, avance le même média, les amis et personnes de bonne volonté qui avaient l’habitude de voler au secours de Julia Jiménez, savent clairement ce qui s’est passé. Ainsi donc, témoigne un voisin de la disparue : "elle a mis fin à ses jours parce qu’elle était fatiguée de tant de pauvreté et de souffrance, et aussi, ne voulait pas laisser son fils seul". Pour sa part, Rachid Ezzahir, qui a vécu un temps dans le même immeuble que la défunte, affirme : "Elle n’avait rien à manger, et elle a toujours voulu être proche de son fils. Ma femme lui a apporté de la nourriture il y a deux jours et lui a demandé de lui faire un câlin", ajoute-t-il entre deux sanglots.

Dans la maison où résidait Julia Jiménez, il y avait également quatre autres familles marocaines qui la soutenaient en lui offrant des repas tous les jours. "Lundi dernier, un parent de ma femme, résidant dans la même propriété, se rendait au Maroc et, avant de partir, il a demandé à son fils de la réveiller afin qu’il puisse lui dire au revoir. En entrant dans la pièce, il a constaté qu’elle était morte", explique Rachid, qui ajoute tout désespéré : "Je ne sais pas pourquoi elle ne nous a pas demandé de l’aide".

Le site kaosenlared.net précise que Julia Jiménez louait son appartement. "Il aurait pu y avoir un mois de retard, mais c’était très cher. Je ne sais pas comment elle les a gérés", explique d’ailleurs le propriétaire qui rappelle que la vie de la sexagénaire "n’a pas été facile ".

  • Espagne : un Marocain perd sa femme et son fils en mer

    Sadik Mallouk, un Marocain résidant en Espagne, a échangé au téléphone avec sa femme Chaimae, 27 ans, vivant à Fès avec leur fils, Mohamed, sans savoir que c'est la dernière fois qu'il entendait sa voix et qu'il ne reverrait plus jamais son fils. Sa femme lui a caché qu'elle s'apprêtait à embarquer sur un bateau avec le petit âgé de 5 ans, pour le rejoindre.

  • Un MRE pleure sa femme et son fils restés seuls en Espagne (vidéo)

    Contrairement aux milliers de Marocains qui souhaitaient regagner leur pays pour échapper à la pandémie en Europe, un MRE s'est retrouvé bloqué au Maroc, loin de sa femme et de son fils résidant en Espagne.

  • Belgique : la police tabasse le fils d'une figure connue du grand banditisme

    Alors que Samira, la mère de l'adolescent de 17 ans, accuse des policiers d'avoir injustement brutalisé son enfant parce qu'il est le fils d'Ahmed Temsamani, un grand du banditisme à Bruxelles, la police, elle, rejette en bloc ces accusations.

  • L'impossible retour au Maroc pour Amina

    Amina El Hboussi, une Marocaine, bloquée à Ceuta depuis plus de 7 mois a été victime du vol de son passeport. La perte de ce document de voyages brise le rêve de cette femme de 55 ans qui espérait profiter du rapatriement en cours pour rejoindre son fils handicapé au Maroc.

  • Quand le Maroc servait de refuge aux Espagnols

    Pour mieux appréhender les relations entre le Maroc et l'Espagne, il faut retourner dans le passé où, à partir du dernier quart du XIXᵉ siècle ou au milieu du XXᵉ siècle, fuyant la misère, la guerre, la sécheresse, la famine et l'instabilité sociopolitique, des familles espagnoles entières, ont trouvé refuge au Maroc.

  • Qu'est-il arrivé à Reda Amine, retrouvé mort en France ?

    Ingénieur marocain en mission de travail en France, Reda Amine, 26 ans, est retrouvé mort dans sa chambre d'hôtel à Evry, dans la région parisienne. Sa famille, qui réfute la thèse du suicide comme cause de sa disparition, exige "une enquête approfondie et des preuves".

  • Message poignant de la mère d'Omar Radi à son fils, en prison

    Au nombre des réactions qui viennent de toutes parts pour soutenir le journaliste Omar Radi, en détention depuis quelques jours, celle de sa mère est la plus poignante. Dans un message empreint de douleur et de désespoir, elle a exprimé sa "profonde tristesse", appelant à la libération immédiate de son fils.

  • Maroc : le père d'Abdelhak Nouri rassure sur l'état de santé de son fils

    Le père d'Abdelhak Nouri a affirmé que l'état de son fils s'est beaucoup amélioré depuis son retour à la maison. Le joueur de l'Ajax Amsterdam était tombé dans le coma durant l'été 2017.

  • Inde : un sikh et son fils sauvent environ 100 musulmans d'un massacre

    Alors que la violence communautaire était imminente au quartier à dominance hindoue de Gokalpuri, dans le Nord-Est de Delhi, Mohinder Singh et son fils, Inderjit, ont volé au secours de la communauté musulmane.

  • Témoignage émouvant d'une MRE dont le fils a été tué pendant une transaction de stupéfiants

    Lamia, une Marocaine résidant à Angers a perdu son fils aîné Bilal dans la nuit du samedi 7 janvier 2017 pendant une transaction de stupéfiants qui a dégénéré. Sur "La Libre antenne" d'Europe 1, elle raconte les circonstances de la mort de son fils.