Explosion d’un laboratoire de drogue à Rotterdam : les victimes réclament des millions à Jalal O.
Deux ans après la déflagration meurtrière survenue dans un laboratoire de drogue à Rotterdam, le principal suspect, Jalal O., fait face à une avalanche de demandes d’indemnisation. Les victimes, ruinées ou endeuillées, exigent réparation pour les pertes colossales subies.
Le 29 janvier 2024, une explosion causée par des vapeurs d’acétone dans un local commercial de la rue Schammenkamp avait coûté la vie à trois personnes et dévasté une partie du quartier de Zuidwijk. Alors que le procès pénal de Jalal O., locataire des lieux accusé d’avoir provoqué le drame, est fixé au mois de septembre, les parties civiles s’organisent. Si l’homme de 36 ans nie toute implication, il pourrait se voir réclamer des sommes astronomiques par le Bureau central de recouvrement judiciaire en cas de condamnation.
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Les conséquences financières du drame pèsent lourdement sur les familles des victimes. L’avocate de la veuve de Kamran, un voisin tué par l’explosion, prépare une réclamation portant sur des « centaines de milliers d’euros » pour compenser le préjudice moral et la perte de revenus du foyer. La situation est d’autant plus critique que la famille survit désormais grâce à des allocations, illustrant la détresse économique qui s’ajoute au deuil.
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Le tissu économique local reste également profondément marqué par la catastrophe. Plusieurs entrepreneurs, dont les locaux ou les stocks n’étaient pas intégralement couverts par les assurances, se retrouvent dans une impasse financière. C’est le cas de la propriétaire d’un magasin d’électroménager qui a vu un demi-million d’euros de marchandises partir en fumée la veille de l’activation de son contrat. « Tôt ou tard, cela s’arrangera. O. paiera », assure-t-elle, déterminée à obtenir justice malgré la complexité des procédures.
D’autres acteurs, comme l’assureur de la société de logement Hef Wonen, exigent le remboursement des 180 000 euros engagés pour réparer les 145 habitations endommagées par le souffle. Si certains sinistrés hésitent encore à engager des frais d’avocats face à l’incertitude de la solvabilité du suspect, la pression s’accentue sur Jalal O., dont le patrimoine pourrait être saisi pour éponger une dette qui s’annonce colossale.