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L’ONG des "filles en short" ne les enverra plus au Maroc

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9 août 2019 - 09h00 - Société

Tous les camps ultérieurs seront annulés. Ainsi en a décidé l’ONG belge, Bouworde, suite aux menaces de mort dont les jeunes filles bénévoles ont fait l’objet à cause du port du short sur un chantier, à Taroudant.

Sur "conseil des autorités belges, il a été décidé de ne pas autoriser un nouveau groupe à se rendre au Maroc dans les circonstances actuelles et compte tenu du grand tapage autour de cette affaire qui a trouvé écho dans la presse et les médias sociaux", indique une note publiée sur le site de l’ONG belge, Bouworde.

Pourtant, "Bouworde travaille dans la région de Taroudant depuis plus de 15 ans, pour venir en aide à la population locale, à travers la construction de canaux de distribution d’eau, d’écoles et de centres pour femmes. Cela se fait à la demande des responsables de villages locaux et, en étroite collaboration avec eux".

Un groupe de jeunes filles belges travaillant bénévolement, en short, sur un chantier, dans le sud du pays, a reçu les menaces d’un instituteur de 26 ans, qui a lancé un "appel à la décapitation". Celui-ci a été arrêté par la police.

Selon les médias locaux, l’appel à la décapitation de l’homme fait référence à l’assassinat de deux touristes scandinaves, perpétré, en 2018 par des Marocains radicalisés, au nom du groupe, État islamique.

Même Ali El Asri, un député du parti islamiste (PJD, à la tête de la coalition gouvernementale), y est allé de son commentaire : "Depuis quand les Européens travaillent en tenue de plage sur les chantiers ? Tout le monde connaît leur niveau d’exigence en matière de sécurité, au point où personne ne peut accéder à un chantier de construction sans porter une épaisse combinaison recouvrant tout le corps et mettre un casque et des gants".

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