FMI : Le Maroc a maintenu une stabilité économique...

- 10h58 - Maroc - Ecrit par :

Le Maroc a maintenu une stabilité macro-économique durant la décennie écoulée et grâce notamment à une gestion monétaire prudente par le pays, le taux d’inflation est demeuré bas et la balance des comptes courants est devenue excédentaire depuis 2001, tandis que les réserves extérieures se sont davantage accrues, indique le Conseil d’administration du Fonds Monétaire International (FMI).

Les réformes structurelles ont gagné en dynamisme durant ces dernières années, souligne le FMI dans un rapport sur la situation économique et financière du Royaume, publié mercredi à Washington, dans le cadre des consultations pour 2004 au titre de l’article IV, notant que des efforts sont déployés pour l’amélioration des conditions sociales. D’importantes entreprises d’Etat ont été privatisées et d’autres entreprises publiques sont en train d’être restructurées et d’être préparées à la privatisation, ajoute le document, relevant que la libéralisation du commerce s’est effectuée conformément au calendrier de l’accord d’association avec L’Union Européenne, principal partenaire commercial du Maroc, et de nouveaux accords commerciaux ont été conclus avec les Etats-Unis, la Tunisie, l’Egypte et la Jordanie. Le rapport indique par ailleurs qu’un nouveau Code du travail a été approuvé et il devrait en même temps améliorer les relations avec le monde du travail et stimuler l’investissement. Des mesures importantes ont également été prises pour la réforme du système financier. Parmi les efforts déployés pour la lutte contre la pauvreté et l’amélioration des conditions sociales figurent le développement de l’infrastructure rurale, la construction de logements à coût accessible au profit de la population à bas revenu et l’adoption d’un Code de la famille renforçant les droits de la population féminine, indique le rapport, estimant que l’impact de ces réformes devrait se faire sentir à moyen terme. Les fondements macro-économiques sont demeurés solides en 2003. La croissance a grimpé à 5,5% grâce à une production céréalière exceptionnellement bonne, pendant que la croissance dans les secteurs non agricoles a montré des signes de relance. L’inflation a été inférieure à 2% et la position externe du pays s’est davantage renforcée. Les réserves extérieures ont atteint l’équivalent de 10 mois d’importations de biens et services et ont couvert la totalité de la dette publique extérieure et de la dette publique garantie. Toutefois, après avoir connu une amélioration en 2002, le déficit fiscal (excluant la privatisation et incluant les dépenses du Fonds Hassan II) s’est accru de 4,7% du PIB à 5,5% en 2003. Concernant les prévisions pour 2004, le document indique que les fondements macro-économiques devraient demeurer largement inchangés et dans l’attente d’une production agricole normale, le PIB devrait baisser à 3%. La position extérieure du pays devrait en toutes probabilités demeurer solide, les projections des réserves extérieures devant s’établir à l’équivalent de 10 mois d’importation et l’excédent du compte courant devant s’établir à 2,3% du PIB.
L’inflation devait demeurer sous contrôle et le déficit fiscal devrait s’établir pour sa part à 5,4ù du PIB et demeurer ainsi largement inchangé par rapport à 2003, mais largement inférieur aux projections de la loi de finances (6,8% du PIB).

MAP

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