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Le FMI s’inquiète des tensions dans la région Mena

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30 octobre 2019 - 22h50 - Economie

Le Fonds monétaire inernational, dans son Rapport sur les Perspectives économiques régionales, révèle qu’en dehors des tensions commerciales mondiales, la volatilité du prix du pétrole et les incertitudes liées au Brexit, les tensions sociales expliquent aussi la faible croissance dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA).

La région Moyen-Orient et Afrique du Nord (Mena) connaît son lot de violentes manifestations, ces dernières années. Plusieurs pays arabes, depuis 2010, subissent des tensions sociales avec des bouleversements inattendus sur le plan politique.

Les cas en Algérie, au Soudan, en Irak et au Liban sont révélateurs et prouvent que les tensions sociales sont à la base de bon nombre de difficultés, en termes de croissance économique et de chômage, dans la région Mena.

Le Directeur "Moyen-Orient et Asie centrale" du FMI, Jihad Azour, sur la situation, avait déclaré que « le taux de chômage s’élève en moyenne à 11% dans toute la région, contre 7% dans les autres économies émergentes et en développement ».

En effet, il y a deux semaines, le FMI a réduit à 1% sa prévision de croissance pour 2019 dans la région MENA, qui comprend tous les pays arabes et l’Iran.

Et, à Azour de renchérir, selon l’AFP, que « le taux de croissance des pays de la région est inférieur à ce qui est nécessaire pour lutter contre le chômage ». Le taux de chômage des jeunes dans la région oscillerait entre 25 et 30%.

Une situation qui n’est pas sans conséquences sur les femmes et les jeunes, selon le rapport, qui précise qu’en 2018, plus de 18% des femmes et près de 23% des jeunes n’avaient pas d’emploi ».

« Le gouvernement doit donc agir fermement et rapidement pour corriger ces déséquilibres, rétablir la confiance, s’attaquer à la situation budgétaire et réduire les dépenses », a-t-il ajouté.

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