La France annonce 100 millions d’euros pour les ports marocains, mais les documents officiels en affichent 117
La France annonce un nouveau prêt de 100 millions d’euros au Maroc pour moderniser ses ports. Pourtant, les documents de financement de l’Agence française de développement font apparaître un montant de 117 millions. Derrière ces 17 millions supplémentaires se trouvent deux autres contributions internationales.
Le 3 novembre 2026, à Rabat, l’Agence française de développement (AFD) et l’Agence nationale des ports (ANP) du Maroc ont officialisé leur troisième financement commun, d’un montant de 100 millions d’euros. Le document a été signé par Mustapha Farès, directeur général de l’ANP, et Catherine Bonnaud, directrice de l’AFD au Maroc. Mais dans les données de transparence publiées par l’organisme français, l’enveloppe globale du projet atteint 117 millions d’euros.
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La différence apparaît dans la fiche officielle du programme ANP 3, enregistrée sous la référence FR-3-CMA1365. Aux 100 millions d’euros prêtés par l’AFD s’ajoute une subvention de 15 millions d’euros de l’Union européenne. Le Blue Mediterranean Partnership apporte 2 millions supplémentaires. Les trois contributions réunies portent le financement déclaré à 117 millions d’euros.
Cette répartition figurait déjà dans la base internationale IATI, dont la fiche avait été actualisée le 31 août 2026, plus de deux mois avant la signature de Rabat. Les 100 millions correspondent donc au prêt français, tandis que les 17 millions supplémentaires proviennent de deux autres partenaires.
Un prêt remboursable sur treize ans
Le financement français est un prêt bonifié, accordé directement à l’ANP pour une durée de treize ans, sans garantie de l’État marocain. L’agence portuaire en assurera le remboursement. L’AFD, banque publique française, explique par ailleurs qu’elle finance principalement ses prêts sur les marchés financiers.
Le programme, intitulé « Ports verts et résilients », doit financer la réhabilitation des infrastructures portuaires, l’extension et la modernisation des ports de pêche, ainsi que des installations d’énergies renouvelables et de dessalement. Il prévoit également l’électrification des quais pour réduire les émissions des navires à l’arrêt.
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Plusieurs ports du sud du Maroc figurent parmi les sites concernés : Tan-Tan, Tarfaya, Laâyoune, Boujdour, Dakhla et Lamhiriz. Ces opérations s’inscrivent dans le programme d’investissement 2023-2030 de l’Agence nationale des ports, auquel la France avait déjà promis de contribuer lors de la visite d’État d’Emmanuel Macron au Maroc, le 28 octobre 2024.