La France renforce ses contrôles pour les retraités vivant au Maroc
L’Agirc-Arrco lance une vaste campagne de vérification ciblant 400 000 retraités résidant hors de France d’ici 2030. Faute d’échanges automatiques d’état civil, les pensionnés au Maroc devront fournir périodiquement un certificat de vie pour maintenir leurs versements.
L’organisme de retraite complémentaire intensifie ses contrôles afin de s’assurer que les bénéficiaires de pensions sont toujours en vie. Cette opération cible prioritairement le Maroc, l’Algérie, la Tunisie et la Turquie, des pays où les avis de décès ne sont pas transmis automatiquement aux caisses françaises. Contrairement à certains résidents en Europe, les retraités installés dans le Royaume doivent donc produire manuellement des justificatifs périodiques.
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La procédure impose une rigueur stricte : une fois la demande de confirmation notifiée, l’assuré dispose généralement d’un délai d’un mois pour répondre. En l’absence de retour dans ce laps de temps, le versement de la pension complémentaire est suspendu de manière automatique. Bien que ce blocage soit purement administratif et réversible, la levée de la suspension et le rappel des sommes dues peuvent nécessiter plusieurs semaines après la régularisation du dossier.
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Parallèlement à ces contrôles, l’Agirc-Arrco appelle les retraités à la vigilance face aux tentatives de fraude et de phishing. L’institution rappelle qu’elle ne sollicite jamais de coordonnées bancaires confidentielles, de mots de passe ou de codes personnels. En cas de réception d’un message suspect, les retraités au Maroc sont invités à ne pas répondre et à vérifier l’information directement via leur espace personnel sécurisé sur le site officiel de la caisse.