
France : des retraités marocains interdits de rester au Maroc plus de trois mois ?
Séjourner trop longtemps au Maroc peut entraîner la perte totale ou d’une partie d’un type de retraite versée par la France. Voici donc ce qu’il faut savoir.
En vue de limiter les fraudes aux pensions de retraite, la Cour des comptes de France a recommandé, dans un récent rapport, le renforcement des contrôles sur deux catégories de retraités : ceux vivant à l’étranger et ceux toujours actifs. Les pays comme le Maroc sont concernés.
Deux catégories de retraités sont dans le viseur de la Cour des comptes. Il s’agit des retraités vivant à l’étranger, estimés à plus d’un million, et ceux combinant emploi et pension de retraite, dont le nombre avoisine 710 000.
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De nombreux seniors choisissent de profiter de leur retraite hors de l’Hexagone, notamment dans des pays comme le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, l’Espagne, le Portugal, l’Italie, la Belgique, la Turquie, le Royaume-Uni et Israël. Dans la plupart des cas, leurs proches ne déclarent pas leurs décès aux autorités françaises, continuant à percevoir les pensions tous les mois. Un phénomène qui coûte chaque année près de 60 millions d’euros à l’État français, selon Renaud Villard, directeur de la Caisse nationale d’assurance vieillesse, cité par Le Journal du Net.
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Pour limiter cette fraude, la Cour des comptes demande à l’État de vérifier « l’existence des pensionnés » dans ces dix destinations prisées par les seniors français. De façon concrète, l’institution appelle à la mise en place de contrôles « sur pièces » des retraités vivant à l’étranger qui devront fournir un certificat de vie, une pièce d’identité en cours de validité et leur acte de naissance original, dans un délai maximum de trois mois. Les retraités expatriés devront aussi pointer régulièrement au consulat, au risque de perdre leur pension.
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En ce qui concerne les retraités cumulant emploi et retraite, la cour des comptes dénonce des « effets d’aubaine », soulignant que ce système destiné au départ aux retraités aux pensions modestes, profite également à des pensionnés aisés. Les sages invitent donc l’État à intensifier les contrôles et à durcir les conditions permettant de cumuler emploi et retraite.
Aller plus loin
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