La Grande Bretagne aussi veut fermer ses portes aux immigrés

- 14h00 - Monde - Ecrit par : Jalil Laamoudi

Le premier ministre britannique, David Cameron, a accusé les gouvernements travaillistes qui se sont succédés au pouvoir, d’avoir autorisé l’entrée d’un nombre exagéré d’immigrés en Grande Bretagne.

La déclaration jugée très imprudente par certains membres du gouvernement, a été faite en présence d’électeurs conservateurs, à l’approche des élections locales en Angleterre et au pays de Galles.

Même s’il affirme que son pays a énormément bénéficié de l’immigration, David Cameron estime qu’aujourd’hui la Grande Bretagne a besoin d’une "bonne immigration" et non d’une immigration de "masse". Avec cette déclaration, le premier ministre pointe du doigt ses prédécesseurs Tony Blair et Gordon Brown, qui ont laissé entrer au Royaume Uni 2,2 millions d’immigrants entre 1997 et 2009. Ces immigrés, estime David Cameron, auraient exercé de "fortes pressions sur de nombreuses communautés dans le pays".

Pour faire face à cette situation Cameron promet de réduire le nombre de visas accordés aux travailleurs à 20.700 contre 198.000 octroyés à des immigrés non-européens l’année dernière. Les visas étudiants seront également portés de 303.000 l’année dernière, à 80.000 en 2011.

La décision du premier ministre britannique a soulevé une vive polémique au sein de l’opposition et des libéraux démocrates au Royaume Uni et pourrait attiser l’extrémisme et la haine.

  • Trop d'étrangers en Grande Bretagne ? 70% disent oui !

    Le Royaume Uni accueille trop d'immigrés pour 70% des Britanniques, alors que seul un anglais sur quatre estime que les immigrés contribuent positivement à l'économie du pays.

  • Royaume-Uni : les immigrés indésirables

    Les immigrés clandestins et non-qualifiés ne sont plus les bienvenus en Angleterre d'après une étude de l'Université d'Oxford, selon laquelle la majorité des Britanniques interrogés veulent que le gouvernement réduise l'immigration.

  • Le Québec ferme ses portes pour l'immigration provenant du Maroc

    En 2010, 54.000 immigrants se sont installés au Québec. Ce chiffre sera fixé entre 2012 et 2015 à 50.000 immigrants par an, afin de "stabiliser" le taux des admissions, a fait savoir la ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles, Kathleen Weil.

  • Tony Blair au Mazagan

    L'ex premier ministre britannique, Tony Blair, est arrivé lundi à la station balnéaire de Mazagan, près d'El Jadida, où il a animé un forum rassemblant les directeurs des plus grandes banques d'Afrique.

  • Immigration : la France sortira-t-elle de l'espace Schengen ?

    La France serait en train d'étudier aujourd'hui la suspension provisoire des accords de Schengen, le temps que la défaillance que connaît ce système soit résolue, fait savoir l'Élysée.

  • Immigration : le Canada bat tous les records

    Dans un communiqué publié en début de semaine, le ministère canadien de l'Immigration nous apprend que le Canada a accueilli 280.636 immigrés résidents en 2010, ce qui dépasse de loin les arrivées des cinquante dernières années.

  • Suisse : 275.000 emplois créés par les immigrés

    Les étrangers installés en Suisse sont à l'origine de quelque 275.000 créations d'emplois, selon une étude de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), publiée jeudi.

  • Pays-Bas : l'extrême droite veut fermer les ports et aéroports du pays au Maroc

    Le parti de l'extrême droite néerlandaise PVV a proposé de fermer le port de Rotterdam et l'aéroport de Schiphol aux bateaux et avions provenant du Maroc. Cette mesure viserait à obliger le Maroc à reprendre les criminels d'origine marocaine et à accepter les avions transportant des personnes expulsées par les Pays-Bas.

  • Le prince Charles en visite officielle au Maroc en avril

    Le prince Charles et son épouse Camilla effectueront une visite officielle au Maroc début avril, où ils seront les hôtes du Roi Mohammed VI à Rabat.

  • Sid Ahmed Ghozali : "Le spectre d'une guerre maroco-algérienne plane toujours"

    Sid Ahmed Ghozali, l'ex Premier ministre algérien (1991-1992), a affirmé récemment que tout gouvernement sensé ne souhaiterait pas l'existence de conflits avec les pays qui l'entourent, encore moins si ce voisinage influe sur l'avenir du pays.