Hajar Raïssouni persécutée, selon "One free press coalition"

- 21h50 - Maroc - Ecrit par : G.A

L’affaire "Hajar Raïssouni", du nom de la journaliste qui a écopé, le 30 septembre dernier, d’un an de prison ferme pour "avortement illégal" et "relations sexuelles hors mariage", continue de susciter des vagues au sein de l’opinion nationale et internationale.

Après une manifestation de soutien à la jeune femme devant le Parlement le 2 octobre, c’est le tour de "One free press coalition" qui regroupe les éditeurs et les rédacteurs de grands médias internationaux, d’établir un classement selon lequel, l’arrestation de la journaliste est liée "à son travail de reporter pour le site d’information indépendant Akhbar al-Youm".

Le classement de "One free press coalition" fait de la Marocaine Hajar Raïssouni, l’une des 10 journalistes les plus persécutés au monde. Selon HuffPost, la Coalition pense que les conditions dans lesquelles la journaliste a été arrêtée, sa garde à vue prolongée et sa condamnation ne sont que des prétextes et demeurent la preuve que cette affaire est liée à la profession de la jeune femme.

"One free press coalition", selon le média, soutient les journalistes menacés pour avoir cherché la vérité. A la dixième place donc de son classement, Hajar Raïssouni est la seule femme qui rejoint ainsi neuf autres journalistes persécutés dans le monde.

Le Saoudien Jamal Khashoggi, assassiné en octobre 2018, occupe la première place du classement. On y retrouve également Afgan Mukhtarli, un journaliste diabétique en grève de la faim dans une prison d’Azerbaïdjan et l’Iranien Marzieh Amiri, emprisonné pour avoir couvert les manifestations du 1er mai du journal basé à Téhéran “alors qu’il souffre d’épilepsie et que son état de santé se détériore”.

Figurent également dans ce classement l’Américain Austin Tice, détenu dans une prison en Syrie depuis sept ans “après un reportage sur la guerre civile lors de l’escalade du conflit dans le pays” et le journaliste égyptien d’Al Jazeera, Mahmoud Hussein, emprisonné depuis trois ans “sous l’inculpation de fausses informations et d’actes contre l’État”, à la suite d’un documentaire réalisé pour sa chaîne de télévision sur les élections en Égypte.

Mais, selon les autorités marocaines, l’affaire "Hajar Raïssouni n’aurait rien de politique. Le Procureur du Roi près le Tribunal de Première instance de Rabat avait nié, dans un communiqué, le caractère politique de cette affaire et souligné que cette arrestation n’avait “rien à voir avec sa profession”.

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