Immigration : intensification des contacts entre le Maroc et L’Espagne

- 20h25 - Espagne - Ecrit par :

Les immigrés clandestins subsahariens et asiatiques suivent "la même route" pour arriver dans les provinces du Sud avant de tenter d’embarquer vers les Iles Canaries, rapporte lundi le quotidien espagnol ABC, citant des sources proches de la police et de la gendarmerie royale marocaines qui mettent en relief l’intensification des actions conjointes en matière de lutte contre l’immigration clandestine.

Le journal retient que plus d’une centaine de Subsahariens et d’Asiatiques sont internés dans le centre de Laâyoune dans l’attente de leur rapatriement. La majorité des Subsahariens, qui entrent au Maroc à travers les frontières algériennes, sont originaires du Mali, du Ghana, de la Gambie, du Sénégal et du Nigeria alors que les Asiatiques proviennent du Bangladesh, du Sri Lanka, de l’Inde et du Pakistan, note le journal.

Les clandestins subsahariens et asiatiques "arrivent en Algérie à travers le Nord du Mali d’où ils traversent le désert. Par la suite, ils entrent au Maroc via Oujda, et, s’ils n’arrivent pas à accéder en Espagne, via Melilla ou la zone de Tétouan et de Tanger, ils se dirigent vers les provinces du Sud pour tenter d’entrer en Europe par les Canaries", explique le journal qui cite les autorités marocaines.

Les Asiatiques arrivent par voie aérienne au Mali ou au Sénégal et prennent, par la suite, la même route que les subsahariens, ajoute ABC.

Citant la police marocaine, le journal indique que 1.300 personnes ont été arrêtées en 2003, dont des chefs de réseaux de trafic d’êtres humains d’origine marocaine ainsi que des subsahariens et asiatiques.

En 2004, ce nombre est en augmentation par rapport à l’année écoulée, ajoute le journal qui signale le démantèlement, durant les derniers mois, de 25 réseaux d’émigration clandestine.

Citant le wali de la région de Laâyoune, M. Mohamed Gharrabi, ABC souligne l’importance des patrouilles conjointes de la garde civile espagnole et de la gendarmerie royale marocaine, lancées en février dernier dans les eaux séparant les provinces du Sud et l’archipel des Canaries.

"Grâce à ces contacts, nous avons des points de vue communs qui permettent l’échange d’informations et l’organisation d’actions conjointes", a dit M. Gharrabi ajoutant que les contacts et visites entre les deux parties vont s’intensifier.

Le responsable marocain, qui a déploré le fait que les "passeurs" marocains détenus aux Canaries soient rapatriés à travers les postes frontaliers de Sebta et Melilla, estime qu’il "serait mieux, pour obtenir des informations et lutter contre les mafias, que ceux-ci soient conduits directement aux provinces du Sud".

Il a mis en garde contre le fait que les mafias de l’immigration clandestine "puissent se transformer en réseaux terroristes" qui utilisent les mêmes routes pour arriver en Europe, retient encore ABC.

Le wali de SM le roi, poursuit le journal, signale que d’importants moyens matériels sont mobilisés pour faire face au phénomène de l’émigration clandestine rappelant que durant les trois premiers mois de l’année en cours, 500.000 dirhams (50.000 euros) ont été dépensés pour les frais d’hébergement et d’entretien des immigrés arrêtés. Des travaux seront entrepris au centre d’internement de Laâyoune en vue d’améliorer les conditions d’accueil, note ABC.

Le développement des provinces du Sud constitue l’une des clés essentielles dans la lutte contre l’émigration clandestine, a dit M. Gharrabi. Pour cela, le responsable marocain a mis l’accent sur l’importance du développement des relations avec les Iles Canaries, en vue de promouvoir des partenariats industriels et touristiques.

Ces échanges économiques peuvent conduire aussi à "la création d’un espace commun de développement et de concorde", retient enfin ABC, citant M. Gharrabi.

MAP

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