Immobilier : El Jadida et Oujda flambent, Fès et Agadir marquent le pas
Au-delà des grandes métropoles, le marché immobilier marocain affiche des visages contrastés au troisième trimestre 2025. Si El Jadida et Oujda enregistrent de fortes accélérations de l’activité, Fès et Agadir évoluent dans un calme relatif, confirmant un marché à plusieurs vitesses.
La surprise du trimestre vient d’El Jadida. La cité doukkalie signe l’une des performances les plus dynamiques du Royaume, combinant une hausse des prix et un rebond spectaculaire des transactions. Cette reprise vigoureuse masque toutefois de fortes disparités selon les biens, les segments évoluant de manière très hétérogène. À l’inverse, Oujda présente un profil atypique de correction de marché : la capitale de l’Oriental voit ses prix reculer, ce qui a eu pour effet immédiat de débloquer les volumes de ventes, en forte hausse sur la période.
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Meknès et Kénitra affichent une santé robuste. La cité ismaélienne profite d’une croissance « classique » où prix et transactions progressent de concert, tirés par le dynamisme du foncier. Kénitra, pour sa part, joue la carte de la stabilité : l’absence de pression inflationniste sur les prix y favorise une reprise fluide de l’activité commerciale.
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Enfin, Fès et Agadir ferment la marche avec des évolutions plus timides. Le marché fassi reste stable, sans variation majeure ni sur les valeurs ni sur les volumes. À Agadir, la situation est plus complexe : si les prix s’orientent légèrement à la hausse, le nombre global de transactions stagne, dissimulant des écarts importants entre des quartiers ou des types de biens qui performent et d’autres qui décrochent.