Immobilier au Maroc : les prix grimpent à Tanger et Agadir, mais chutent à Oujda et Rabat
Le marché national des terrains urbains reprend des couleurs avec une hausse générale des prix et des transactions au troisième trimestre 2025. Mais cette embellie statistique masque une réalité géographique très contrastée, où l’envolée de certaines villes comme Tanger côtoie le repli marqué d’autres pôles comme Oujda.
L’intérêt pour le foncier se confirme à l’échelle du pays, un segment essentiel pour l’aménagement urbain. Les données de l’IPAI révèlent une appréciation trimestrielle des prix de 1,3 %, accompagnée d’une augmentation des ventes de 9,3 %. Cette dynamique est particulièrement visible à Tanger, qui enregistre l’une des progressions de valeur les plus fortes (+4,3 %) couplée à une hausse des échanges de 7,2 %. D’autres grandes villes suivent cette tendance haussière sur les prix, à l’image d’Agadir qui gagne 3,6 %, de Marrakech (+1,9 %) ou de Casablanca (+1,7 %).
Un marché à plusieurs vitesses selon les régions
Cette tendance ne s’applique cependant pas uniformément sur le territoire. La capitale, Rabat, voit la valeur de ses terrains reculer de 1,4 %, tandis qu’Oujda subit une baisse plus sévère de 4,3 %. L’hétérogénéité se lit aussi dans les volumes de ventes, qui ne suivent pas toujours la courbe des prix.
Si Meknès et Kénitra connaissent une explosion des transactions avec des bonds respectifs de 27 % et 17,5 %, d’autres villes décrochent brutalement. C’est le cas d’Agadir, où les échanges ont chuté de 23,5 % malgré la valorisation du foncier. Fès enregistre également un recul de ses ventes, illustrant la dépendance de ce marché aux projets locaux et au rythme des immatriculations.