Immobilier à Meknès : les prix baissent, les ventes plongent

- 05h00 - Maroc - Ecrit par : Nadia El A.

À Meknès, le marché immobilier a reculé au premier trimestre 2026. Les prix baissent dans l’ensemble, mais les bureaux affichent une forte hausse, alors même que les ventes diminuent.

Le marché immobilier de Meknès donne une lecture contrastée. Au premier trimestre 2026, les prix des actifs immobiliers dans la ville ont baissé de 2,9 % par rapport au trimestre précédent, selon les dernières données de Bank Al-Maghrib et de l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie.

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Cette baisse globale s’inscrit dans un contexte de ralentissement général du marché immobilier marocain. À Meknès, les appartements ont vu leurs prix reculer de 1,8 %, les maisons de 2,7 % et les villas de 0,1 %. Le foncier est davantage touché, avec une baisse de 5,2 % des prix des terrains urbains.

Des ventes en net recul

Le repli des prix s’accompagne d’une baisse importante des transactions. À Meknès, le nombre total de ventes immobilières a diminué de 34,6 % sur un trimestre. Les ventes d’appartements reculent dans les mêmes proportions, tandis que celles des maisons chutent de 51,2 %. Les villas résistent un peu mieux, avec des transactions en baisse de 16,7 %.

Le foncier ralentit également. Les transactions sur les terrains urbains ont baissé de 25,1 %, confirmant une prudence des acheteurs sur un segment souvent suivi par les investisseurs et les familles qui souhaitent construire.

Mais le chiffre le plus surprenant vient des bureaux. Leurs prix ont progressé de 14,8 % sur un trimestre, alors que les transactions ont reculé de 44,8 %. Cette hausse ne traduit donc pas forcément un marché dynamique. Elle montre plutôt un segment étroit, où quelques opérations peuvent peser fortement sur l’évolution des prix.

Les locaux commerciaux présentent, eux aussi, une forme de résistance sur les prix, avec une hausse de 1,6 %. Mais là encore, les ventes diminuent nettement, de 45,4 %. Le marché professionnel semble donc préserver certains niveaux de prix, sans retrouver une vraie dynamique de transactions.

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À Meknès, le marché immobilier apparaît ainsi moins comme un marché en chute libre que comme un marché ralenti et très sélectif. Les prix reculent dans le résidentiel et le foncier, tandis que certains biens professionnels résistent. Pour les acheteurs, notamment les MRE originaires de la région, cette situation peut ouvrir des marges de discussion. Pour les vendeurs, elle impose surtout plus de patience.