Maroc : nouvel impôt touchant les riches ?

- 19h20 - Maroc - Ecrit par : Bladi.net

Le CESE vient de remettre sur la table la question de la nécessité d’une imposition équitable, tenant en compte, entre autres, de certains types d’avoirs devant pour le conseil être soumis à une taxation.

Le Conseil économique, social et environnemental ou CESE est une institution indépendante consultative marocaine créée en 2011 (par dahir royal) avec pour objectif la réalisation d’études et de propositions auprès du gouvernement marocain et des deux chambres du Parlement. Et le CESE a proposé ! En effet, récemment, le conseil a présenté quelques types d’impôts pour compléter l’arsenal fiscal, allant dans le sens d’une « fiscalité plus juste et plus équitable du patrimoine ».

Ainsi peut-on lire dans l’un de ses récents rapports ayant pour titre « Un Système Fiscal, pilier pour le Nouveau Modèle de Développement » : « La dimension impôt sur le patrimoine devrait être étendue à certains biens de luxe, connus comme signes ostentatoires extérieurs de richesse (yachts, jets privés, voitures de luxe ou chevaux de course, …) ».

Bien entendu, ce ne sont pas les seules propositions du CESE. On peut également citer : « La mise en place d’un impôt sur la succession par héritage, qui assure un paiement par génération. Toujours pour l’héritage, il y a lieu dès la loi de finance 2020 de rétablir l’alignement fiscal de la succession et de la donation et particulièrement pour que la base de calcul de la plus-value en cas de vente d’un bien hérité, soit celle de l’acquisition initiale et non celle du moment du décès ».

Les deux chambres tiendront-elles donc en compte des recommandations du Conseil créé par Dahir Royal dans ce but ?

  • Le roi Mohammed VI nomme Ahmed Reda Chami président Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE)

    Reçu aujourd'hui au palais royal de Rabat par le roi Mohammed VI, Ahmed Reda Chami a été nommé président du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE).

  • Maroc : une réforme de l'impôt sur le revenu proposée

    Le Conseil économique social et environnemental (CESE) plaide pour que l'impôt sur le revenu (IR) soit plus progressif, notamment pour la tranche supérieure.

  • Maroc : les patrons proposent leur réforme fiscale

    La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a proposé un plan de réforme du système fiscal qui devrait rebooster le moral des entreprises et des ménages, et permettre une vraie relance de l'économie, s'il est approuvé par le gouvernement.

  • Maroc : le rapport sur le mariage des mineures attendu aujourd'hui

    Le Conseil économique, social et Environnemental (CESE) va donner le jeudi 19 septembre son avis sur le mariage des mineures au Maroc. Le Conseil s'est auto-saisi de cette problématique « face à l'ampleur de la pratique du mariage des enfants au Maroc », afin d'en étudier les raisons et de stopper cette pratique dont les conséquences sont nombreuses.

  • Ce qu'ont rapporté les impôts des Marocains

    Le gouvernement peut pousser un ouf de soulagement. Les recettes fiscales perçues en ce début d'année sont dans le vert avec une forte hausse de plus de 11% par rapport à la même période de l'année dernière.

  • Maroc : l'ONG Oxfam dénonce une croissance qui ne profite pas à la majorité de la population

    Alors que le Maroc se prépare pour tenir des « Assises de la fiscalité » les 2 et 3 mai prochains, Oxfam a appelé lundi à faire de la fiscalité « un instrument de réduction des inégalités » tout en faisant remarquer qu'au Maroc, la croissance profite à « un tout petit nombre de personnes très fortunées ». Selon l'ONG en effet, « Ni la croissance continue au cours des vingt dernières années, ni les progrès affichés en termes de réduction de la pauvreté n'ont été suffisants ».

  • Impôts au Maroc : rapidité dans le traitement des contentieux

    Sur les 107.481 dossiers de contentieux traités en 2018, la Direction générale des Impôts (DGI) déclare en avoir liquidé 91%, dont 70%, en moins de 30 jours. La majeure partie des réclamations reçues sont en rapport avec les impôts locaux, l'impôt sur le revenu, l'impôt sur les sociétés et la Taxe sur la Valeur ajoutée (TVA).

  • Dubaï, le paradis fiscal des hommes d'affaires marocains

    Profitant des failles juridiques de leur pays, des hommes d'affaires marocains blanchissent allègrement leurs gains dans la capitale des Emirats Arabes Unis.

  • Comment relancer durablement le tourisme au Maroc ?

    En raison de la crise sanitaire, le tourisme marocain, comme beaucoup d'autres secteurs, se porte mal. Pour une relance touristique plus efficace, le Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) envisage de mettre en place une nouvelle stratégie qui portera, espère-t-on, à un haut niveau le secteur du tourisme.

  • Maroc : l'ASMAEX monte au créneau contre le fisc

    L'Association marocaine des exportateurs monte au créneau et formule une série de recommandations visant à alléger la pression fiscale sur ce secteur. Cette série de réformes de la structure fiscale arrive en amont des Assises nationales de la fiscalité, qui auront lieu les 3 et 4 mai à Skhirat.