Isolement et alcool : Le parcours d’une Marocaine devant la justice belge
Une quinquagénaire marocaine sans casier judiciaire a comparu devant le tribunal pour une agression violente survenue en 2024 à Braine-l’Alleud, dans la région wallonne (Belgique). Reconnue coupable de coups ayant entraîné de lourdes blessures, elle bénéficie d’une mesure de clémence judiciaire pour préserver son emploi.
Le tribunal correctionnel a rendu son verdict concernant une mère de famille marocaine, poursuivie pour coups et blessures volontaires sur une autre femme. Malgré la gravité des faits, la justice belge a opté pour la clémence en prononçant une suspension du prononcé de la condamnation pour une durée de cinq ans. Cette décision permet à la prévenue, employée dans le secteur du nettoyage, d’éviter une inscription au casier judiciaire qui aurait fatalement compromis son avenir professionnel, rapporte la Dernière heure.
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L’agression, survenue le 30 mai 2024 et captée par des caméras de surveillance, a été décrite comme brutale par les enquêteurs. La victime a été projetée au sol avant de recevoir plusieurs coups de poing, entraînant une perforation du tympan, une fracture de la clavicule et une incapacité de travail de plusieurs mois. Confrontée aux images accablantes lors de l’audience, l’accusée a fini par admettre sa responsabilité, concédant entre deux sanglots : « La vérité, je l’ai frappée… Elle avait commencé à m’insulter ».
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La défense a mis en avant le profil jusque-là irréprochable de cette quasi-quinquagénaire, dont les enfants résident au Maroc et qui souffre d’un profond « isolement social » en Belgique. L’avocat a plaidé que sa cliente, sous l’emprise de l’alcool au moment des faits, avait agi de manière totalement inhabituelle, mue par une perte de contrôle momentanée qu’elle regrette amèrement aujourd’hui.
Le ministère public ne s’est pas opposé à cette mesure de faveur, soulignant l’absence d’antécédents judiciaires de l’intéressée. Si elle échappe à une sanction pénale immédiate, la ressortissante marocaine devra néanmoins faire face à de lourdes conséquences financières au civil pour réparer les importants préjudices physiques subis par la victime.