Piégée par son mari en Turquie : Une Marocaine jugée pour avoir martyrisé son bébé de 12 mois

- 12h00 - Monde - Ecrit par : Bladi.net

Le procès d’Imane Moti, accusée de violences sur sa fille d’un an, s’est ouvert à Antalya. Confondue par des images de vidéosurveillance installées par son mari, la mère de famille plaide la détresse psychologique tout en minimisant la récurrence des coups.

Une ressortissante marocaine comparaît actuellement devant la justice turque, accusée de maltraitance aggravée sur son nourrisson. Imane Moti, jugée en détention, a fait face mardi aux preuves accablantes fournies par son époux, Osman Vesek, qui avait dissimulé une caméra au domicile familial pour confirmer ses soupçons.

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À la barre de la 34ᵉ Chambre criminelle, l’accusée a adopté une ligne de défense confuse. Confrontée aux enregistrements vidéo montrant des scènes de violence, elle a tenté de minimiser les faits, affirmant n’avoir frappé l’enfant « qu’une seule fois » et attribuant ses actes à une santé mentale défaillante. « Ma psychologie est perturbée. J’ai commis une erreur, j’accepte mon crime. L’odeur de ma fille me manque », a-t-elle déclaré, réclamant sa remise en liberté.

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L’affaire a éclaté lorsque le père, alerté par des ecchymoses récurrentes sur le corps de sa fille et les avertissements de son entourage, a décidé d’installer un dispositif de surveillance. Les images ont contredit la version de la mère, qui expliquait les bleus par des chutes liées à l’apprentissage de la marche. Le tribunal a également entendu le témoignage d’une voisine affirmant avoir vu l’accusée gifler le bébé en public, des allégations qu’Imane Moti rejette en bloc.

Le dossier fait état d’un passif inquiétant. Le plaignant a relaté un épisode antérieur où l’enfant aurait été violemment jetée sur un canapé lors d’une dispute, ainsi qu’une négligence ayant conduit à une pneumonie au retour d’un séjour de six mois au Maroc.

Bien que l’avocat du père ait réclamé une requalification des faits en « tentative de meurtre », arguant de la gravité des sévices, le tribunal a maintenu pour l’instant les chefs de « mauvais traitements et blessures simples ». Les juges ont ordonné une expertise psychiatrique pour déterminer la responsabilité pénale de l’accusée et ont renvoyé l’audience.