Le fils d’un célèbre baron de la drogue d’origine marocaine condamné : les dessous d’un accord
Après son arrestation spectaculaire à Dubaï, Faissal Taghi a été rattrapé par la justice néerlandaise. Impliqué dans les réseaux de la Mocro Maffia, le jeune homme a accepté un accord inédit pour limiter sa peine à six ans de réclusion.
La justice a rendu son verdict ce lundi 26 janvier 2026 concernant Faissal Taghi, fils aîné du baron de la drogue Ridouan Taghi. Le jeune homme de 25 ans a été condamné à une peine de six ans d’emprisonnement pour sa participation à une organisation criminelle. Les chefs d’accusation retenus incluent le trafic international de stupéfiants, le blanchiment d’argent, ainsi que la planification d’une évasion violente visant à libérer son père de l’établissement pénitentiaire de haute sécurité (EBI) de Vught.
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Cette condamnation résulte d’un accord procédural inédit entre le ministère public et la défense, visant à accélérer le traitement du dossier. En échange d’une peine réduite, les avocats de Faissal Taghi ont renoncé à présenter une défense et à interjeter appel. Bien que les juges se soient montrés initialement critiques lors des audiences de la mi-janvier, s’interrogeant sur la clémence relative de la sentence, ils ont finalement validé l’accord. Le tribunal a estimé que cette peine de six ans était proportionnée à la gravité des faits tout en tenant compte de l’intérêt général.
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Pour motiver sa décision, le tribunal a précisé que Faissal Taghi n’occupait pas de position dirigeante au sein de la structure criminelle. Il était plutôt considéré comme un membre en formation, « pris sous l’aile » des partenaires d’affaires de son père. Les juges ont également souligné que d’autres membres de l’organisation, plus impliqués et actifs sur une plus longue période, avaient écopé de peines plus lourdes, soit huit ans de prison. Le casier judiciaire jusqu’alors vierge du prévenu a également pesé dans la balance.
Interpellé à Dubaï à l’été 2023 puis extradé vers les Pays-Bas, Faissal Taghi a suivi le prononcé du jugement par liaison vidéo depuis l’EBI de Vught. Ayant déjà effectué deux ans et demi de détention préventive, il lui reste environ quatre années de prison à purger. Ce dénouement judiciaire marque une étape importante dans la lutte des autorités néerlandaises contre les ramifications de l’organisation Taghi, en neutralisant l’un de ses membres clés sans engager de longues années de procédures d’appel.