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L’Allemagne veut-elle se séparer de ses militaires racistes ?

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1er juillet 2020 - 12h30 - Monde

L’armée allemande a annoncé la dissolution partielle de ses forces spéciales, les KSK. Et pour cause, plusieurs scandales sur la proximité de certains militaires avec l’extrême droite.

Cette unité d’élite "ne peut pas continuer à exister sous sa forme actuelle. Elle doit être modifiée de l’intérieur et mieux intégrée à la Bundeswehr", indique un rapport du ministère de la Défense. Les députés ont eu droit, mardi, à sa présentation, rapporte l’AFP.

Selon les accusations, les forces spéciales, KSK œuvrent pour la mise en place de "dirigeants toxiques" et de la diffusion "d’idées extrémistes", poursuit le rapport. En conséquence, cette unité est sous le coup d’une dissolution et ne sera pas remplacée. Seules trois de ses compagnies seront conservées. En l’absence d’un renouvellement en profondeur, ces forces ne participeront plus aux exercices et missions internationaux.

Dans un entretien à Süddeutsche Zeitung, la ministre de la Défense, Annegret Kramp-Karrenbauer a déclaré que les dernières découvertes étaient "troublantes" et "alarmantes". Il s’agit de la disparition de 48 000 munitions et de 62 kilos d’explosifs du KSK. Selon elle, "le mur du silence est en train de se briser."

"Quiconque s’avère être un extrémiste de droite dans la Bundeswehr n’y a pas sa place et doit la quitter", a martelé la ministre à la radio publique. Elle a annoncé qu’une nouvelle évaluation aurait lieu fin octobre. Au cas où les membres de ces forces spéciales n’auraient "pas entendu ce premier coup de feu préventif, la question d’une réorganisation" plus large "de la KSK se posera inévitablement", prévient la ministre.

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