L’économie marocaine dopée par les touristes

- 10h59 - Maroc - Ecrit par : Mohamed A.

Les chiffres sont catégoriques, c’est le tourisme qui tire de plus en plus l’économie marocaine vers le haut. A fin juillet 2005, les indicateurs de l’Office des changes confirment que le secteur du tourisme et les entrées en devises des Marocains résidant à l’étranger constituent une bouée de sauvetage pour le budget.

Les recettes de voyage connaissent une hausse de 11,8% et celles des MRE de 4,1%. A cela s’ajoute la manne d’entrées liée aux privatisations. En revanche, les exportations de marchandises reculent de 1,7% tirées vers le fond par l’activité textile qui subit les contrecoups de la vague asiatique. Les plus importantes filières de ce secteur vivent mal la déferlante chinoise.

Résultats, et le rapport du Centre marocain de conjoncture le confirme, les parts de marché du Maroc au niveau de l’Union européenne se rétrécissent en « peau de chagrin ».

Les experts du (CMC) démontrent que l’essoufflement des secteurs traditionnellement exportateurs ne date pas d’aujourd’hui, mais de la seconde moitié des années 1990. Alors que les exportations tournaient, au cours de la période 1996-2003, aux alentours de 4,51%, les parts de marché relatives du Maroc sur l’Euroland ne gravitent désormais qu’aux environs de 2,92%, tandis que celles de la Turquie ont enregistré une certaine stagnation, avec des parts avoisinant les 13,42%, celles de la Chine ont culminé à 61,14% en 2004. Une évolution d’autant plus soutenue que l’empire du Milieu n’intervenait au sein de cette zone qu’à hauteur de 37% et 49% en 1990 et 2003 respectivement.

Il faut dire que, contrairement aux pays émergents (Malaisie, Thaïlande et Indonésie) qui, durant la décennie écoulée, avaient connu d’importantes pertes de compétitivité, la Chine dispose d’atouts compétitifs intarissables compte tenu de ses réserves gigantesques de main-d’œuvre qui lui donnent la possibilité de tirer parti de ses avantages comparatifs dans les industries tant intensives en main-d’œuvre qu’en capital ou technologies.

En tout cas, une chose est sûre, l’émergence de la Chine comme principal acteur de l’économie mondiale se vérifie de jour en jour à travers l’intensité des échanges qu’elle entretient désormais avec les grands foyers de croissance internationale. Son économie se positionne actuellement comme le deuxième partenaire commercial de l’Europe.

Abdelali Boukhalef - Le Matin

  • Le Maroc séduit les touristes européens

    Le Maroc a réussi à attirer près de 5,4 millions de touristes en 2005, soit une progression de 5% par rapport à la même période en 2004.

  • 3 milliards d'euros transférés par les Marocains de l`étranger

    Les transferts des Marocains résidant à létranger ont atteint 3,36 milliards deuros au terme des dix premiers mois de lannée en cours, soit une augmentation de 7,9% ou 246 millions deuros par rapport à la même période de l`année 2004.

  • Une croissance à 1,8%

    Fathallah Oualalou revoit sa copie. Le taux de croissance du PIB en 2005 ne sera que de 1,8% contre 5,4% prévu en 2006. Ce qui veut dire que l'année 2005 a été quasiment blanche. Dans le langage des économistes, c'est une rupture de cycle.

  • Hausse de 4,1% des recettes MRE à fin juillet

    Les envois de fonds effectués par les Marocains résidant à l'étranger (MRE) ont atteint, à fin juillet dernier, quelque 22 milliards de dirhams, s'inscrivant ainsi en hausse de 4,1% par rapport au niveau enregistré une année auparavant.

  • Transfert MRE se situent entre 10.000 et 50.000 DH par personne

    Les transferts d'argent effectués par les marocains résidents à l'étranger sont d'un grand apport pour l'économie nationale. Les statistiques disponibles indiquent que ces transferts s'élèvent à près de 40 milliards de dirhams par an durant les trois dernières années contre 23 milliards de dirhams il y a cinq ans.

  • Dubaï : participation marocaine au salon de la technologie

    Jusqu'au 29 courant, Dubaï, aux Emirats Arabes Unis, se trouve au centre d'un intérêt mondial au regard de cet événement majeur qu'elle abrite, à savoir : le Salon International des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (GITEX 2005).

  • Recettes MRE : + 8% en 2005

    Les transferts de fonds par les Marocains résidant à l'étranger (MRE) ont atteint plus de 30,476 milliards de dirhams au terme des neuf premiers mois de l'année en cours, soit 7,9 % ou 2,222 milliards de plus qu'à la même période de l'année dernière.

  • 3% de croissance pour l'économie marocaine

    L'économie marocaine devrait continuer sur sa lancée pour enregistrer un taux de croissance supérieur à 3% en 2005 et en 2006, après avoir enregistré 3,5% en 2004 et 5,5% en 2003, indique le rapport annuel sur les économies du continent africain, édité en 2005 par le Centre de développement de l'OCDE, basé à Paris, et la Banque africaine de développement (BAD).

  • Marrakech pleine à craquer toute l'année

    Près de 150.000 arrivées avec, en prime, une durée de séjour qui dépasse les 4 jours. Ce sont les toutes dernières statistiques du ministère du Tourisme pour le mois d'août. Il s'agit d'un mois où la saison devrait être faible. Depuis trois ans, il n'en est rien. Jamais l'activité n'a été au meilleur de sa forme durant cette période. Même si la ville de Marrakech a connu de fortes chaleurs, les touristes (y compris les MRE) ont afflué sur les hôtels, le Pacha (boîte de nuit en vogue) et la toute nouvelle piscine Oasiria (aquapark).

  • L'économie marocaine réalise une croissance de 8,1% en 2006

    L'économie marocaine a réalisé en 2006 une croissance de 8,1%. Les exportations marocaines ont atteint, à fin décembre 2006, environ 12,98 milliards de dollars contre 11,68 milliards en 2005, soit une amélioration de 11,2%, alors que les recettes touristiques ont enregistré des chiffres records avec 6,6 millions de touristes et des recettes globales de 6,24 milliards de dollars, les transferts des Marocains résidant à l'étranger ( MRE) ayant également augmenté pour atteindre 5,62 milliards de dollars.