Les 60 ans du film « Casablanca »

- 13h50 - Maroc - Ecrit par :

Les familles de Humphrey Bogart et Ingrid Bergman se sont réunies, lundi soir à New York, pour célébrer le 60e anniversaire de "Casablanca", et enterrer quelques légendes sur ce couple mythique du cinéma.

La veuve de Bogart, Lauren Bacall, et leur fils Stephen Bogart ont assisté aux côtés de Pia Lindstrom, Isabella Rossellini et Ingrid Rossellini, les filles d’Ingrid Bergman, à une projection spéciale d’une nouvelle copie en 35 mm de ce grand classique du cinéma d’Hollywood au Lincoln Center.
Leur conviction partagée ? Ni Bogart ni Bergman ne tenaient "Casablanca" en grande estime, et ni l’un ni l’autre ne semblent avoir eu plus d’égard vis-à-vis du partenaire légendaire, contrairement à l’aura du film de Michael Curtiz qui faisait entrer un couple inoubliable dans l’histoire du cinéma. "Elle ne s’entendait pas vraiment avec ton père", a confié Pia Lindstrom à Stephen Bogart, qui acquiesçait en soulignant que les relations entre les deux acteurs se limitaient à celles de deux comédiens faisant leur métier en bons professionnels.
Pourtant, une parfaite alchimie entre les deux protagonistes a souvent été avancée pour expliquer la popularité jamais démentie de "Casablanca", et la femme de Bogart d’alors, Mayo Methot, était convaincue lors du tournage du film d’une liaison de son mari avec sa partenaire à l’écran. "Cela représente un grand mystère, car ils n’étaient même pas des amis", a souligné Isabella Rossellini.
Lauren Bacall est encore plus directe. "Le courant passait entre eux sur l’écran, mais je ne pense pas qu’il y ait eu un courant entre eux hors-caméra", a plaisanté la star.
Ingrid Bergman, en vérité, ne voulait pas tourner "Casablanca", et n’avait finalement accepté que parce que le rôle qu’elle ambitionnait alors, dans "Pour qui sonne le glas", lui avait été une première fois refusé.
Le scénario de "Casablanca" fut écrit au fur et à mesure, et Ingrid Bergman ignorait, même sur le plateau de tournage, si le personnage de Lisa qu’elle interprétait serait à la fin du film aux côtés de son ancien amant Rick (Bogart) ou de son mari Victor Laszlo (Paul Henreid) !
Le compositeur Max Steiner détestait cette mélodie écrite par Herman Hupfeld et réclamait que l’on retourne la scène sur une musique composée par lui-même.
Un film que personne ne voulait, que personne n’aimait et qui est pourtant, devenu une des plus grandes gloires du cinéma… en faisant beaucoup pour la réputation du vrai Casablanca… lequel ne s’y reconnaît pas !

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