Les banques maghrébines restent pusillanimes

- 15h14 - Maroc - Ecrit par :

Elles refusent souvent d’investir l’argent placé par les immigrés vivant en France dans des projets de création d’entreprise portés
par ces derniers ou par leurs enfants.

Les établissements financiers maghrébins présents en France se présentent avant tout comme des banques de dépôt. Certaines financent des crédits à la consommation, mais globalement les prêts
bancaires ne font pas partie des services dont peuvent bénéficier leurs clients. Motif invoqué par les directeurs des agences marocaines interrogés sur le sujet : "Les banques marocaines n’ont pas la prétention de concurrencer les banques françaises sur leur propre marché." "Ce n’est pas ça le problème, rétorque Amo Ferhati,
président de l’association Espace Intégration. Les banques maghrébines ont avant tout une stratégie de captation du capital des épargnants immigrés, sans pour autant consentir à s’engager dans une
logique de risque." En d’autres termes, les banquiers maghrébins préfèrent faire fructifier les économies de leurs compatriotes plutôt que de leur prêter des capitaux en vue de financer leurs projets. Seule la banque tunisienne semble avoir adopté une stratégie plus ouverte sur le crédit aux entreprises. "L’UTB est une banque d’affaires dont le siège social se trouve en France. Notre démarche est très différente de celle traditionnellement adoptée par les banques du Maghreb", soutient un membre de la direction de l’UTB.

Manque de confiance. Les jeunes Français issus de l’immigration n’ont pas vraiment leur place parmi la clientèle des banques marocaines. "Pourquoi un Français viendrait frapper à notre porte
alors que les banques françaises proposent une gamme de services très complète ? Nous ne voulons pas hériter des mauvais payeurs",
explique le directeur administratif d’une des principales enseignes bancaires du royaume chérifien.

Le discours change dès lors que leurs clients souhaitent financer des projets dans leur pays d’origine, ou se lancer dans l’import-export. Le manque de confiance des banques maghrébines à
l’égard de leurs clients est loin de faciliter la prise
d’initiatives et contribue à la désintégration de la communauté maghrébine. Voilà qui explique sans doute en partie que les Maghrébins et les jeunes issus de l’immigration ayant soif d’entreprendre tentent plutôt leur chance du côté des réseaux d’aide à la création d’entreprise.

  • L'argent des MRE intéresse les banques européennes

    Les banques européennes ont découvert dans cette frange de consommateurs que sont les MRE, des filons intéressants pour doper leurs chiffres d'affaires. En fait, les Marocains d'Europe sont réputés par leur amour du travail et par leur sens de l'épargne. Par ici la tirelire.

  • Dépôts MRE : Les banques attaquent le Fisc en Justice

    Sur le plan fiscal, on ne peut vraiment pas dire que le projet de loi de Finances 2003 soit un grand cru. Mais selon des sources proches du Parlement, plusieurs amendements devraient compléter la mouture actuelle du texte, pour prendre en compte un certain nombre d'attentes du monde économique.

  • Pour la création d'une banque destinée à la ‎communauté marocaine à l'étranger

    Le Conseil mondial des Marocains Résidant à ‎l'Etranger (MRE) entend créer prochainement une banque destinée à la ‎communauté des marocains résidant à l'étranger.‎ "Le projet de création de notre propre banque est fin prêt", a déclaré à ‎la Map, M. Bouchaïb Rami, président de ce conseil, qui dénonce des taux ‎élevés pratiqués par les actuelles banques.‎

  • Banques : dépendance dangereuse des dépôts MRE

    Nouvelle sonnette d'alarme en direction de Rabat. Standard & Poor's vient d'éditer un rapport terne sur la solvabilité des banques nord-africaines intitulé “North african banks lack momentum amid turbulent regional”. Sa lecture laisse ressortir des constats inquiétants. D'une manière générale, l'élan des majors nationales sous la loupe est freiné par la morosité ambiante de l'économie marocaine depuis 2001.

  • Lyon : Le Maroc montre ses atouts

    Le vingtième anniversaire du Club Lyonnaise des Banques, filiale du CIC, a été célébré à Lyon le 2 décembre. Thème dominant de l'événement : les relations économiques entre la France et le Maghreb. Plus de 1 700 entreprises, cadres et dirigeants d'entreprises étaient présents.

  • Appel de la Fédération des amicales et travailleurs marocains en France

    La Fédération des amicales des travailleurs et commerçants marocains en France (FATCMF) a appelé la communauté marocaine résidant en France à élever le plafond de leurs investissements générateurs d'emplois au Maroc.

  • Les MRE ne savent investir que dans l'immobilier !

    L'investissement des Marocains résidant à l'étranger dans leur pays d'origine devient de moins en moins évident. Le responsable du marché entreprise à la Banque centrale populaire répond aux questions de Menara.

  • Selon le Wall Street Journal : le microcrédit, viable au Maroc

    Le Maroc et l'Ouganda sont les deux pays africains qui se sont faits remarquer dans le domaine du microcrédit « financièrement viable », écrit vendredi le Wall Street Journal dans un article intitulé « les banques de microcrédit génèrent des bénéfices dans les économies en développement ». Le journal note que le degré de développement du microcrédit varie selon les régions et diffère dans la même région, ajoutant que pendant qu'il a fleuri dans des pays comme la Bolivie, le Pérou, la Colombie et le Nicaragua, il est inexistant au Brésil.

  • Les MRE consomment les 3/4 de leurs transferts

    Les transferts MRE ont connu durant les 5 dernières années une croissance régulière. Globalement, ils ont augmenté au rythme de 5% l'an, ce qui est considéré comme une évolution normale.

  • Le Ministre de l'économie s'engage sur l'exonération des dépôts à terme des MRE

    Le ministre de l'Économie, des Finances, du Tourisme et de la de la Privatisation, M. Fathallah Oualalou, est officiellement entré en campagne électorale mardi 25 juin en recevant une partie de la presse pour lui exposer son évaluation de la politique budgétaire menée entre 1998 et 2002 par le gouvernement d'alternance.