Une pépinière pour des logiciels 100% marocains

- 17h39 - Maroc - Ecrit par : L.A

Un centre de développement de logiciels va prendre ses quartiers à l’Institut national des postes et télécommunications (INPT). Dans le jargon des TI, on parle de « soft center » où l’on travaille sur des applications technologiques de pointe. Tout y passe, e-gov, jeux vidéo, sécurité informatique… Plusieurs institutions vont s’engager dans le « soft center ». Il y a d’abord les universités (Casablanca, Rabat, Al Akhawayn…), les écoles d’ingénieurs, notamment l’Ensias, et les entreprises.

« Le lancement du centre va se faire dans une première phase au sein de l’INPT. D’ici 2 ans, il sera logé dans la technopole de Rabat », précise le responsable de l’entité prospective et nouvelles technologies à l’ANRT, Hicham Lahjomri. A l’INPT, l’incubateur sera installé sur une superficie de 700 m2. Cette surface va passer par la suite à 7.700 m2 au sein de la technopole.

L’ANRT, partenaire du projet, vient d’ailleurs de lancer un appel d’offres. Son but est « d’identifier les thématiques porteuses, notamment dans les activités concurrentielles ». Elle devra aussi plancher sur la formule juridique du futur soft center. Un « groupement d’intérêt public est parmi les formes sociales qui pourraient être retenues », commente-t-on auprès de l’ANRT.

Le lancement de ce centre a-t-il un intérêt stratégique pour le secteur ? Certainement, réplique le directeur de l’Association professionnelle des technologies de l’information (Apebi), Jamal Benhammou. Pour lui, « le secteur a besoin de visibilité, aussi bien en termes de commandes que de besoins ». Et qui dit commandes et besoins, dit contrats et innovations.

« La R&D est la clé pour anticiper à l’évolution du marché d’où l’intérêt d’un centre de développement », poursuit Ben Hammou. Les chiffres annoncés lors du Gitex à Dubaï, un des grands rendez-vous des TI, donnent le tournis. Le marché maghrébin connaîtra une croissance de 15% par an pour générer des revenus estimés à 10,4 milliards de DH. La région Mena se classe 3e en termes de croissance de marché, après l’Inde et la Chine. En cinq ans, son marché a pratiquement doublé pour atteindre un peu plus de 107 milliards de DH en 2008.

C’est dire que les entreprises marocaines qui s’alignent dans le secteur des TI, doivent être réactives. Il y a une contrainte tout de même. Elles ne disposent pas toujours d’assez de fonds pour se lancer dans la recherche. « La mutualisation des compétences et des moyens permet de dépasser cet obstacle, d’où l’intérêt du soft center », souligne le représentant de l’Apebi. Il n’hésite pas à parler de « solutions technologiques marocaines ». M2M groupe, à titre d’exemple, a déjà sauté le pas en créant une solution informatique. Pour rappel, un contrat-progrès 2006-2012, cautionné par le gouvernement, prévoit un fonds de soutien à l’innovation au secteur des TI.

Source : L’Economiste - F. F.

  • Les TI dotées d'un fonds de 100 millions de DH

    La tradition s'est installée. La rencontre annuelle, « Ftour Apebi », des membres de l'Association des professionnels des technologies de l'information (Apebi), le 24 septembre à Casablanca, a eu son lot d'annonces. Le ministre de l'Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies, Ahmed Réda Chami, a dévoilé les contours du fonds de soutien au secteur des TI d'une enveloppe de 100 millions de DH.

  • Un PC low-cost pour le Maroc ?

    « Client léger », ça vous dit quelque chose ? Ce nom désigne un type de micro-ordinateur portable professionnel, « ultra-light et low-cost ». Deux arguments sur lesquels le triumvirat, Nec, Bull et Intel, s'appuit pour séduire les entreprises marocaines. La machine pèse à peine 1 kilogramme et coûte 30% moins cher qu'un modèle classique, soutiennent ses promoteurs. L'autonomie, casse-tête des cadres itinérants, est de plus de 6 heures. Par quel miracle ? En fait, le « Client léger » ne se positionne pas en concurrent du portable classique. Il s'agit plus d'un PC virtualisé…

  • Offshoring, des ressources humaines rares, de qualité moyenne et chères

    Les ressources humaines se font rares dans le secteur des technologies de l'information et des télécommunications (TIC). Ce n'est pas seulement parce que le système éducatif ne produit pas suffisamment d'ingénieurs et de techniciens - quand bien même le rythme est plus élevé depuis le lancement du programme « 10 000 Ingénieurs » -, mais la qualité des lauréats est encore manifestement en-deçà des attentes. « Les besoins augmentent et on ne voit pas arriver de main-d'œuvre compétente sur le marché », avance une consultante en GRH.

  • Un projet Oujda-shore en gestation

    Impossible de parler du développement de la région de l'Oriental, sans évoquer la formation des compétences. Dans le cadre de cette ambitieuse optique, l'Université Mohammed Ier (UMP) a intégré la nécessité de fournir des formations de qualité, et qui puissent répondre aux attentes de l'environnement social et professionnel de la région.

  • Technopolis de Rabat, les premières entreprises s'installent en juillet

    Dans les BTP, trouver un entrepreneur en avance sur son calendrier de réalisation tient de la quête du mouton à cinq pattes. Abderrafie Hanouf, DG du projet Technopolis de Rabat, lui, annonce fièrement une avance de quatre mois sur le calendrier initial. Cependant, il y a de bonnes raisons à cet exploit. D'une part, les entreprises qui ont réservé les 80% de la première tranche de 40.000 m2 sont les plus importants acteurs de l'offshoring, avec qui on n'a pas droit à l'erreur. Parmi elles, on compte Sofrecom, filiale de France Telecom, SQLI, Logica CMG ou encore Athos Origin EDS et Axa.

  • BTP : Un pacte pour contrer la corruption

    Une nouvelle alliance se profile. C'est lors de l'édition 2008 du Forum BTP, qui se tiendra du 21 au 24 mai, que les professionnels du secteur, ministères de l'Habitat, des Transports et maîtres d'ouvrage (Onep, ONDA…) « vont sceller le Pacte d'intégrité et d'engagement citoyen du BTP », annonce le président de la FNBTP (Fédération nationale du bâtiment et des travaux publics), Bouchaïb Ben Hamida. Ça sera un premier pas vers le 2e Contrat-programme 2008-2012 que la FNBTP prévoit de signer avec le gouvernement en automne prochain.

  • Gitex 2007 : Le Maroc fait pâle figure

    Le rideau est tombé mercredi dernier sur la 27e édition du Gitex 2007. Ce grand rendez-vous des technologies de l'information (T.I.), qui s'est déroulé du 8 au 12 septembre au Dubai World trade Centre, ne cesse d'attirer de plus en plus de monde. Dubaï a été littéralement prise d'assaut durant ces 5 jours par les visiteurs venus du monde entier.

  • La petite saga des jeux vidéo

    La saga de la 3D et des jeux vidéo ne fait que commencer au Maroc. A l'origine de ce mouvement, la vulgarisation du Net, mais aussi et surtout l'implantation de l'éditeur de logiciels et jeux interactifs, Ubisoft, qui a permis l'émergence de ce nouveau type de profils sur le marché.

  • Le Maroc signe un accord avec Microsoft

    Le gouvernement marocain et Microsoft Corporation ont signé, mardi à Rabat, un accord de partenariat qui vise à mettre en oeuvre une série d'initiatives fondées sur trois volets essentiels, à savoir le développement humain à travers la modernisation du secteur éducatif, le développement économique et la modernisation de l'administration.

  • Rencontres africaines du logiciel libre à Rabat

    Les Rencontres africaines du logiciel libre (RALL), le plus grand rendez-vous du genre en Afrique, réuniront à Rabat (Maroc), du 22 au 29 novembre 2007, près de 450 participants pour leur 3e édition.