Un an de prison ferme pour l’historien Maâti Monjib

- 05h36 - Maroc - Ecrit par : Kamal.B

Le tribunal de première instance de Rabat a condamné, jeudi, l’historien et défenseur des droits de l’homme, Maâti Monjib, à 12 mois de prison ferme et 10 000 dirhams d’amende, pour atteinte à la sûreté de l’État, blanchiment de capitaux et escroquerie.

Depuis sa mise en détention préventive le 29 décembre dernier, le professeur universitaire a reçu plusieurs témoignages de soutien de la part des organisations internationales de droits de l’homme, dont Amnesty international. Le dernier en date remonte au 27 janvier où le royaume a été appelé à abandonner toutes les charges retenues contre lui.

Six autres journalistes et militants des droits de l’homme étaient poursuivis dans ce dossier ouvert en novembre 2015. Le juge a prononcé une peine similaire à l’encontre de Hicham Khribichi, Abdessamad Ait Aicha, et Hicham Mansouri. Mohamed Sabr, quant à lui, a écopé de 3 mois de prison avec sursis et 5 000 dirhams d’amende, tandis que Maria Moukrim et Rachid Tarik doivent s’acquitter d’une simple amende de 5 000 dirhams.

Né en 1960, Maâti Monjib est professeur à l’Université de Rabat et président de Freedom Now, une association créée en 2014 qui dénonce les atteintes à la liberté de la presse. Interdit de quitter le territoire national, il se lance en 2015 dans une grève de la faim, pour protester contre les autorités qui l’empêchaient d’assister à des colloques internationaux.

  • Attendu à l'Université de Tours, Maâti Monjib est en prison au Maroc

    Maâti Monjib, professeur d'Histoire et militant des droits humains devrait être à l'Université de Tours cette année comme enseignant invité. Mais, depuis le 29 décembre dernier, il est incarcéré au Maroc et condamné à un an de prison ferme, pour « atteinte à la sécurité intérieure de l'État ».

  • Un an de prison pour Maati Monjib, son comité de soutien crie à l'injustice

    L'historien et défenseur des droits humains marocain, Maati Monjib a écopé d'un an de prison ferme pour « fraude » et « atteinte à la sécurité de l'État ». Son comité de soutien qui dénonce un « verdict injuste et vengeur » exige sa libération immédiate.

  • Le procès de l'historien Maâti Monjib à nouveau reporté

    L'historien marocain et défenseur des droits humains Maâti Monjib, poursuivi pour « fraude » et « atteinte à la sécurité de l'État », a annoncé jeudi, que son procès en appel a été renvoyé. L'affaire dans laquelle l'accusé n'a cessé de clamer son innocence, mobilise des ONG tant au Maroc qu'à l'étranger.

  • Maâti Monjib toujours en grève de la faim, RSF réclame sa « libération immédiate »

    Incarcéré à la prison locale El Arjat 2, l'historien et journaliste franco-marocain Maâti Monjib poursuit sa grève de la faim entamée, le 4 mars dernier, pour « dénoncer l'injustice dont il est victime ». RSF a organisé, vendredi 19 mars, une manifestation devant l'ambassade du Maroc à Paris pour demander sa « libération immédiate » et « la fin d'une injustice flagrante ».

  • Condamnation de Maati Monjib : « un carnage judiciaire »

    La condamnation de l'historien marocain Maâti Monjib au Maroc a surpris. Plusieurs ONG internationales et marocaines dénoncent la défaillance de la justice marocaine et demandent sa libération immédiate.

  • La grève de la faim de Maati Monjib démentie

    La Délégation générale à l'administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) a réagi suite aux allégations relayées, vendredi 5 mars 2021 sur les réseaux sociaux, prétendant que Maati Monjib, incarcéré à la prison locale El Arjat 2, aurait entamé jeudi une grève de la faim.

  • Empêché de voyager à l'étranger, Maâti Monjib en grève de la faim

    Le journaliste et historien franco-marocain Maâti Monjib entame une nouvelle grève de la faim. Par cet acte, le militant des droits humains entend protester contre son impossibilité de quitter le Maroc depuis deux ans.

  • Maâti Monjib : une plainte pour « mise en danger de la vie d'autrui »

    William Bourdon et Vincent Brengarth, avocats de l'historien Maâti Monjib en prison depuis le 20 décembre 2020 ont déposé plainte avec constitution de partie civile près le tribunal judiciaire de Paris pour « harcèlement moral », « atteinte à la liberté individuelle par des personnes exerçant une fonction publique », et « mise en danger de la vie d'autrui ».

  • Nouvelle condamnation dans l'affaire « Hamza mon bb »

    Dans le cadre de l'affaire « Hamza Mon bb », le tribunal de première instance de Marrakech a condamné samedi, à 4 ans de prison ferme, Mohamed Madimi, président du Centre national des droits de l'homme de Marrakech.

  • Maâti Monjib qualifie d'« illégale » sa suspension de l'université

    L'historien marocain et défenseur des droits humains Maâti Monjib fait à nouveau l'objet d'une décision qu'il juge « illégale ». Pour lui et son comité de soutien, il s'agit d'un « acte désespéré » visant à réduire au silence toute voix contradictoire.