Marché publicitaire : 3,5 milliards de DH de chiffre d’affaires en 2008

- 11h31 - Maroc - Ecrit par : L.A

Pas de répercussion du ralentissement économique sur le marché publicitaire… pour le moment. C’est ce que répondent unanimement les opérateurs du secteur qui indiquent que l’année 2008 sera une bonne année, même avec un rythme de croissance inférieur à ceux de 2007 et 2006.

Si, à ce jour, les chiffres pour l’exercice en cours ne sont pas définitivement arrêtés, au Groupement des annonceurs du Maroc (GAM), on avance une première estimation du chiffre d’affaires 2008 du secteur qui devrait se situer autour de 3,5 milliards de dirhams.

L’activité publicitaire devrait donc, selon les professionnels du secteur, enregistrer une progression estimée entre 5 et 10%. Elle est certes inférieure à la croissance moyenne annuelle réalisée par le secteur au cours des trois dernières années, et qui tournait autour de 15%.

Certains patrons d’agences expliquent la déconnexion par rapport à la conjoncture actuelle par le fait que « le ralentissement d’activité économique s’est déclenché à la rentrée, période qui a coïncidé au Maroc avec le mois de Ramadan, durant lequel le marché publicitaire enregistre un pic important ».

Montée en puissance en 2009 des campagnes pour l’habitat de moyen standing

Concernant les projections pour l’année 2009, ils demeurent globalement optimistes et ne prévoient pas de révisions à la baisse des budgets publicitaires, notamment dans les secteurs de la téléphonie et de l’agroalimentaire qui restent, de l’avis des agences, les deux plus importants blocs du marché publicitaire.

Dans l’immobilier, on prédit également un maintien des investissements publicitaires et l’on parle même d’« une montée en puissance des campagnes pour l’habitat destiné à la classe moyenne », dans la perspective du développement que devrait connaître le moyen standing.

Si l’on ne prévoit pas de perturbations pour ces trois branches d’activité, les responsables d’agences pensent, en revanche, qu’il y aura une réduction des budgets dans le secteur automobile, notamment pour le haut de gamme.

Du côté des annonceurs, on se dit optimiste pour l’année à venir car « la Haca [Haute autorité de la communication audiovisuelle, ndlr] va bientôt accorder des licences pour le lancement de nouvelles stations de radio et d’une chaîne de télévision, ce qui va se traduire par un plus grand choix en matière de supports ».

L’optimisme des annonceurs n’est pourtant pas partagé par certains acteurs publicitaires pour qui « certes, il y a plus de supports et le marché se développe, mais le gâteau publicitaire reste à peu près au même niveau. Le jeu est déjà serré pour les chaînes de télévision, alors comment imaginer l’arrivée d’une autre chaîne ».

Les radios gagnent du terrain au détriment des chaînes de télé

En revanche, les publicitaires soulignent la nécessité d’améliorer la qualité et de créer des émissions de proximité, notamment au niveau des radios. D’ailleurs, l’arrivée des stations radio a, selon le GAM, positivement impacté le marché.

Mais leur part de marché reste relativement faible, avec environ 10%, soit à peine 2 points de plus qu’il y a un an. Cette hausse s’est faite au détriment de la télévision qui a vu sa part de marché baisser à 52%. L’affichage, quant à lui, se maintient à 19%, soit autant que les investissement publicitaires dans la presse.

Enfin, le marché de la publicité sur Internet reste embryonnaire avec des investissements qui ne devraient pas dépasser les 40 MDH cette année, selon les estimations du magazine Comnews, dans sa livraison de septembre dernier.

Outre l’arrivée des radios qui s’est avérée bénéfique pour les annonceurs, le GAM estime que la mise en place d’une tarification préférentielle destinée aux PME permettra le développement du marché publicitaire.

Si l’idée, aujourd’hui à l’étude, est jugée intéressante par une partie des professionnels, d’autres y sont réticents et pensent que « c’est un vieux projet qui est aujourd’hui repris mais dont les chances de réussite sont limitées ».

Source : La vie éco - Aziza Belouas

  • 2M et Al Oula se partagent 900 millions de dirhams de recettes publicitaires

    Les deux chaînes de télévision publiques au Maroc, 2M et Al Oula, se partagent la bagatelle de 900 millions de dirhams de recettes publicitaires, soit le chiffre d'affaires annuel du marché publicitaire marocain.

  • Notaires et agents immobiliers se plaignent d'une stagnation des ventes

    Crise ou pas, le marché de l'immobilier connaît une stagnation de la demande. Certes, les opérateurs du secteur ne sont pas unanimes concernant les effets du ralentissement, mais ils s'accordent à dire que les ventes des biens immeubles destinés à l'habitation connaissent un recul par rapport à la saison dernière. Et ce sont les segments du haut et moyen standing qui sont le plus touchés pour l'instant. Trop chers, pour ne pas dire inaccessibles..., les explications ne manquent pas pour analyser la régression des ventes du côté des agents immobiliers et des notaires.

  • La crise en Europe produit ses premiers effets au Maroc

    L'économie marocaine ne s'en sort pas trop mal pour le moment, surtout dans un contexte marqué par de fortes turbulences, notamment sur son principal marché, l'Union européenne. La croissance prévue à 6,8% au terme de l'année 2008 ne devrait pas baisser à la fin de l'exercice.

  • Licences audiovisuel : Aucune télé et quatre nouvelles radios

    Les huit sages du Conseil supérieur de la communication audiovisuelle (CSCA) ont tenu leurs « promesses ». La décision d'attribution des licences télé et radio a atterri le 23 février à Rabat.

  • Automobile : plus de 121.000 voitures vendues en 2008

    Bon cru 2008 pour le secteur automobile. Le marché a bouclé l'année avec 121.511 nouvelles immatriculations (contre 103.000 en 2007) toutes voitures confondues (CBU et CKD) à fin décembre. Ce qui représente quand même une croissance de 17% par rapport à 2007 !

  • PIB : Bienvenue au Maroc des services

    Le Maroc ne serait pas un pays agricole, mais plutôt un pays des services ! Une image totalement opposée à l'idée que l'on se fait d'habitude de l'économie marocaine.

  • Immobilier : Crise ou pas crise ?

    Officiellement, le marché est au beau fixe. Officieusement, de plus en plus de promoteurs ne trouvent pas d'acheteurs à leurs logements. Analyse.

  • Publicité sur internet : un chiffre d'affaires de 35 MDH en 2008

    Internet attire de plus en plus d'annonceurs. Pour 2008, le chiffre d'affaires publicitaire qui a transité par les sites internet au Maroc est estimé à 35 MDH. Et le marché progresse à un rythme fulgurant. De quelques milliers de dirhams en 2005, les recettes ont atteint 5 MDH en 2006 et 15 millions une année plus tard.

  • Banques : les crédits immobiliers cartonnent toujours

    L'année 2008 aura été, globalement, une bonne année pour le secteur bancaire. Des progressions à tous les niveaux ont caractérisé ressources et emplois des banques. C'est d'ailleurs ce qui ressort des dernières statistiques du Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM) sur les indicateurs d'activité du système bancaire à fin novembre 2008.

  • "Pas de crise immobilière mais un déficit de logement"

    « Il n y a pas de crise immobilière au Maroc », a de nouveau clamé Toufiq Hejira, ministre de l'habitat, de l'urbanisme et de l'aménagement du territoire, devant plus de 300 professionnels de l'immobilier qui ont répondu présent au dîner-débat organisé le 12 novembre par La Vie éco, en partenariat avec radio Aswat, autour du thème : « Comment pérenniser le secteur immobilier ».